Contamination et adultération des cires d’abeilles

     Très souvent des apiculteurs en France, Belgique, Italie, Allemagne, et un peu partout sur toute la planète font état de problèmes avec des lots de cire gaufrée, (refus des abeilles de bâtir ces cires gaufrées, refus de la reine de pondre sur ces cadres, mortalité de couvain, mauvaise tenue de certaines cires pouvant aller jusqu’à l’effondrement des bâtisses, contamination de certaines cires par des molécules chimiques).
Le regain d’intérêt pour l’apiculture professionnelle et l’apiculture de loisir, les faibles récoltes de certaines années ne permettent pas l’autosuffisance en cire, entrainant un prix élevé de la cire et rendant ainsi le marché attractif à toutes les solutions pour combler la demande : importation de cires asiatiques, africaines et autres, chargées en produits chimiques parfois toxiques pour les abeilles, mais aussi parfois rajout de produits pétroliers pour « rallonger » la sauce (paraffine et stéarine par exemple).

En mars 2017, au congrès européen d’apiculture de Piacenza en Italie, les conférence:
Feuilles de cire gaufrées létales: un nouveau scandale de la cire, par: Sebastian Spiewok, Deutsches Bienen-Journal (DE) – Markus Gann, Imkerei Bee-Gann (DE)
et    Cire empoisonnée. Contaminations et adultérations, par Chiara Concari, Unaapi (IT) – Stefano Fenucci, Il Pungiglione (IT)
nous ont bien montré la gravité de ces problèmes.
En dessous, la photo d’un cadre de couvain dont la cire a été adultérée avec de la stéarine, toxique pour les larves. (photo de Marcus Gann) et sur ce lien, d’autres photos de Markus Gann montrant des cires adultérées avec de la stéarine
cire stearine
En même temps que le congrès, se tenait le salon Apimell, où il y avait de nombreux stands de marchands de cire, les 2 chercheurs allemands sont allés chercher des échantillons sur chaque stand et les ont testés : seuls 2 sur une vingtaine n’étaient pas adultérés!
On peut aussi trouver dans la cire des résidus de traitements anti varroas, (acaricides), des pesticides présents dans le nectar et le pollen des fleurs butinées et d’autres contaminants présents dans l’environnement. Ces molécules sont liposolubles, donc absorbées par les corps gras de la cire, et persistent très longtemps dans la cire.On retrouve encore aujourd’hui dans celle-ci du coumaphos dont l’utilisation est pourtant interdite depuis 2002.
La cire peut aussi véhiculer des agents biologiques tels que des bactéries (spores de loque américaine ou européenne) ou des parasites (spores de Nosema par exemple). L’utilisation de feuilles contaminées peut être responsable de la diffusion d’épizooties comme la loque américaine, pouvant entrainer des problèmes sanitaires impactant l’ensemble de la filière apicole.
Sur les liens suivants, vous trouverez des infos plus complètes sur l’état des cires utilisées en France par les apiculteurs:

Document de l’ Ada-Aura du 15/11/2016 sur la contamination des cires.

Article de l’Itsap sur l’état des lieux des cires à usage apicoles utilisées en France.

Thèse du Docteur Vétérinaire Agnès Schryve citée dans le document de l’Itsap.

Il est donc nécessaire d’utiliser des nouvelles feuilles de cire indemnes de ces agents pathogènes.
     Dans les corps de ruches, les cires sont les plus contaminées et leur remplacement est devenu obligatoire. Il faudrait au minimum remplacer 2 cadres de corps dans les ruches D10 chaque année, certains apiculteurs préconisant même 3 ou 4. Une bonne habitude est de marquer les cadres que vous introduisez d’un point de la couleur des reines de l’année, ce qui permet de reconnaitre les plus anciens à enlever.
Mais il faut impérativement détruire ces cadres car si vous récupérez la cire et si vous la remettez dans le circuit, les contaminants vont rester éternellement dans les cires du commerce. De plus en plus de ciriers n’acceptent d’ailleurs plus de cire de corps. Il faut utiliser uniquement la cire d’opercules, et mieux même uniquement votre cire d’opercule. Certains ciriers gaufrent à façon des petits lots de cire, ce qui vous permet d’utiliser uniquement la cire de vos abeilles, sans qu’elle soit mélangée avec de la cire de provenance inconnue. Une bonne pratique pour obtenir plus de cire d’opercules est d’utiliser des hausses avec 8 cadres sur des ruches D10, les abeilles vont plus étirer les cellules pour stocker le miel et vous donneront plus d’opercules. Mais encore faut-il que les abeilles récoltent du miel, et ça c’est une autre histoire…..
Du vrai travail de pro.
     Et si vous portez à un cirier de petits lots de cire à gaufrer, encore faut-il que votre cire soit de bonne qualité. Elle peut contenir beaucoup d’impuretés, ce qui vous fera perdre des feuilles gaufrées ; elle peut avoir été surchauffée au moment de la couler en pain, ce qui lui fera perdre des qualités, et peut avoir une vilaine couleur grisâtre si elle a été fondue dans des récipients inadéquats. Les vieux baquets, lessiveuses et récipients galvanisés et rouillés sont mieux en déchetterie que dans votre atelier de fonte de cire, idem pour les anciennes chaudières à cire en métal galvanisé qui noircissent la cire.
     Il est conseillé d’utiliser des récipients en inox ;pour ma part,  j’utilise un faitout d’une quinzaine de litres,(on en trouve des peu chers en supermarché lors de « foire à l’inox »), et pour les pains de cire j’utilise comme moules des gamelles inox pour chiens achetées au rayon animaux de grandes surfaces dont le prix est d’ environ 3€.
IMG_5762
     Je vais vous montrer en photos ma méthode simple et efficace.
     D’abord, il faut rincer vos opercules,car si vous les fondez encore gluantes de miel, ça va écumer un maximum au chauffage, et 5kg de cire fondue qui débordent sur le carrelage, c’est pas simple à rattraper.
     Je commence à les recouvrir d’eau dans le seau où elles sont et je les laisse souvent tremper une nuit pour bien diluer le miel restant.
IMG_5751      Ensuite je rince ces opercules dans un tamis ; évitez de faire ça en pleine journée s’il fait chaud, car il y a un fort risque de pillage( je le fais le soir et je laisse égoutter la nuit). L’idéal est de le faire  par temps pluvieux, tout est bien rincé au matin.IMG_5753IMG_5755
      Ensuite fonte des opercules, il faut impérativement mettre de l’eau au fond du récipient de fonte,  environ 5cm. La température d’ébullition de l’eau est de 100°C, la t°de la cire fondue ne montera pas au delà et la cire conservera ses qualités.IMG_5766     On rajoute la cire et on commence à chauffer : attention, il faut impérativement surveiller tout le temps car vous risquez l’incendie si vous oubliez la gamelle sur le feu et que toute l’eau s’évapore.
IMG_5767
      Ça va mousser en fin de fonte, si l’écume monte trop, diminuez le feu.
IMG_5770IMG_5773     Je laisse en ébullition pendant 10 ou 15mn, çe qui va permettre de tuer les bactéries, spores et autres qui peuvent se trouver dans la cire. Ça n’est pas suffisant pour tuer les spores de loque américaine, mais comme cette cire provient de vos ruches et que vous êtes d’excellents apiculteurs, vous n’avez pas de loque américaine dans vos ruches….?
     Et cette ébullition prolongée va permettre à toute l’écume grisâtre de la photo précédente de passer dans l’eau de la gamelle.IMG_5775     Quand l’écume a cette belle couleur jaune, j’enlève la gamelle du réchaud et je laisse décanter 1/4 d’heure. Il faut enlever la gamelle du réchaud, les pattes du réchaud restant très chaudes, et produisent des mouvements de convection dans la cire fondue perturbant la décantation. Pendant cette décantation, les gouttelettes d’eau présentes dans la cire sont toutes redescendues au fond en entrainant la majorité des impuretés avec elles.
     Quand la cire est bien décantée, je la coule dans un moule, en ne prélevant que la surface avec une louche, sans brasser le fond ce qui risquerait de faire remonter des débris. Je la passe dans une passoire pour enlever les gros débris éventuels.
IMG_5779IMG_5786     Il faut s’arrêter de prélever la cire fondue avant d’arriver à la couche d’eau et d’impuretés du fond. Si on travaille avec précaution, on voit les débris par transparence à travers la cire fondue.
IMG_5785      Une fois solidifié, ce qui reste dans le récipient de fonte va vous donner une galette de cire avec en dessous tous les débris qui ont surnagé sur l’eau.
IMG_5756
     Un bon coup de brosse dure et un passage au jet vont enlever la majorité des débris et votre galette de cire presque propre pourra être utilisée à la prochaine fonte d’opercules.
IMG_5758
     Cire épurée en cours de solidification.
IMG_5790
     Cette première fonte va vous donner une cire exempte de gros débris.IMG_5761
     Mais au démoulage elle contient encore des petites impuretés.
IMG_5760     Je fonds mes opercules au fur et à mesure de mes récoltes, ça m’évite de retrouver des seaux d’opercules mal rincées et humides vertes de moisissures à l’automne.
     Les pains de cires même contenant des impuretés comme celui là se conservent très bien sans être attaqués par la fausse teigne jusqu’à l’hiver. 
     Et quand la mauvaise saison est là, je reprends mes pains de cire et je recommence la même opération en coulant des pains plus gros que ceux de la première fonte. J’utilise la casserole inox d’une ancienne cocotte minute réformée mais attention de bien prendre une cocotte avec des poignées soudées car si elles sont rivetées, le démoulage du pain sera impossible à cause des têtes des rivets. Par sécurité, je mets dans ma passoire une toile nylon très fine pour enlever les éventuels débris nageant dans la cire.
IMG_5793
     Et si vous avez bien travaillé, voilà ce que vous devez obtenir : un pain de cire quasiment sans impureté que votre cirier va gaufrer avec plaisir.
IMG_6118     Une astuce pour le démoulage : si vous utilisez une casserole, les bords sont verticaux et le démoulage difficile. Une fois que la cire est dure, mettez la casserole au congélateur quelques heures. Le retrait de la cire au froid est plus important que le retrait de l’inox, le pain de cire va se décoller de la casserole et se démouler facilement.

 

Les abeilles à l’école de Béard-Geovreissiat

Un beau projet que nous avons mené ce printemps avec l’équipe pédagogique de l’école de Béard-Géovreissiat, initier tous des élèves, de la maternelle au CM2, à la vie des abeilles, leur importance pour la pollinisation et le travail de l’apiculteur.
J’étais accompagné dans ce projet par Dominique Locatelli, enseignant en sciences et vie de la terre au lycée Painlevé d’Oyonnax et apiculteur.
Dès notre première visite à l’école nous avons remarqué le travail déjà réalisé par les enseignants, et nous avons vite compris que nous aurions une obligation d’excellence.

Quelques unes des nombreuses décorations réalisées par les élèves pour décorer l’école et leur classe.
IMG_5274IMG_5276IMG_5277IMG_5609IMG_5602IMG_5273 IMG_5608IMG_5613Nous avons ensuite animé 4 séances à l’école, en passant chaque fois environ 40mn pour chaque classe. La première séance était une présentation générale de l’abeille, sa biologie, son utilité, sur les pratiques apicoles. IMG_5228La deuxième séance était sur le matériel, avec présentation de ruches anciennes en paille, et comparaison avec les ruches modernes à cadres.
Puis présentation et visite de la ruche pédagogique avec les cadres photo.
IMG_5266IMG_5267IMG_5272Ensuite présentation d’abeilles vivantes dans des ruches vitrées.
IMG_5472IMG_5481Colonie orpheline, construction d'une cellule royale

Colonie orpheline, construction d’une cellule royale

colonie avec une reine et sa cour.

Colonie avec une reine et sa cour.

Et après toute ces séances à l’école, la récompense pour les élèves de primaire, le déplacement au rucher et la visite d’une ruche.IMG_5525IMG_5510IMG_5515IMG_5522Puis ensuite avec les petits de la maternelle.Habillage.

Habillage.

Prêts pour la visite.

Prêts pour la visite.

En route.

En route.

Pas très rassurés.

Pas très rassurés.

Un peu moins peur.

Un peu moins peur.

Plus peur du tout.

Plus peur du tout.

Et pour finir ce beau programme, extraction du miel, et mise en pots à l’école.

Préparation de l'extraction

Préparation de l’extraction.

Démonstration de la désoperculation des cadres.

Démonstration de la désoperculation des cadres.

Les élèves au travail.

Les élèves au travail.

Du vrai travail de pro.

Du vrai travail de pro.

IMG_5631IMG_5633IMG_5634Et maintenant l’extraction.
IMG_5644IMG_5646IMG_5647
Puis chaque élève s’est vu remettre son diplôme d’honneur du meilleur ami des abeilles.
Diplomegarcon ami des abeilles
Les petits avec leur diplômeLes petits avec leur diplôme.

 

Et tous sont repartis avec un pot de miel marqué à leur prénom.

Et tous sont repartis avec un pot de miel marqué à leur prénom.

Un grand merci à toute l’équipe pédagogique de l’ école de Béard- Géovreissiat pour le travail effectué sur ce projet tout au long de l’année,

à Dominique pour son professionnalisme et sa pédagogie,

à Martine, Alain et Gérard pour l’aide apporté pendant la séance d’extraction du miel et de la mise en pots,

sans oublier les carrières Blanc qui ont financé une partie des tenues de protection et pour le prêt du terrain où est installé le rucher école de la section apicole du Haut Bugey.

Et les enseignantes nous ont dit leur désir de continuer ce projets à la rentrée avec l’installation d’une ruche pour l’école, la bibliothèque apicole est déjà installée, donc rendez vous en septembre.

IMG_5616

Et les quelques articles sur ce projet parus dans Le Progrès:

Ecole Api le progrès 16 juin 18Ecole Api le progres 30 juin 18Ecole Api le progres 6 juillet 18

Saison 2018 du rucher école d’élevage de reines de Béard-Géovreissiat

Le rucher école d’élevage de reines de la section apicole du Haut Bugey, à Béard-Géovreissiat va commencer ses activités à partir du samedi 12 mai, nous serons prêts à vous accueillir pour vous aider et vous apprendre à remplacer les reines de vos colonies.

Sur cette vidéo d’Alice Bomboy, un résumé des activités du rucher école.

Dans quels cas remplacer ses reines ?

Plusieurs raisons à cela, certaines colonies peuvent être trop agressives, donc difficiles à travailler, certaines colonies sont très essaimeuses et se vident de leurs abeilles au printemps, parfois au point de ne donner aucune récolte, mais aussi, alors que tous les manuels d’apiculture donnent pour les reines une longévité théorique importante (5 ans), il n`en est pas souvent ainsi dans les faits car les reines actuelles sont prolifiques beaucoup moins longtemps. Une reine de trois ans ne pondra plus suffisamment pour maintenir la colonie en bonne santé, aussi il est préférable de ne travailler qu’avec des reines de 1 ou 2 ans. La baisse de fécondité des reines est probablement due à des problèmes environnementaux, (traitements des cultures ? réchauffement climatique qui prolonge la ponte presque tout l’hiver ? ou encore une mauvaise fécondation par les mâles qui subissent aussi les aléas environnementaux ?)

Protocole de remplacement des reines au RER de Béard.

Pour changer vos reines, il vous suffira d’amener au rucher école de Béard un nucleus composé de :
1 cadre de cire bâtie
1 cadre de provisions avec pollen
1 cadre de couvain ouvert.
1 BEAU cadre de couvain operculé qui va apporter un maximum de jeunes abeilles à naitre pour aider la reine.
Secouer dans la ruchette un cadre d’abeilles, mais sans la reine.
1 autre cadre de provisions avec pollen
Fermer la ruchette avec une mousse ou autre de façon à ce que celle-ci soit bien étanche. Attention d’avoir une aération sur le fond de la ruchette afin d’éviter l’étouffement lors du transport.
Prévoir un cadre nourrisseur si votre ruchette a 6 cadres, ou un nourrisseur couvre cadre. Par manque de place au rucher, nous n’acceptons que les ruchettes D5 ou D6, pas les ruches.
Ce nucleus sera préparé le jour ou la veille ou vous avez prévu de l’amener au rucher, sinon les cellules de mâles présentes vont éclore et ces mâles non sélectionnés risquent de féconder nos jeunes reines.
Pour éviter l’engorgement du rucher, vous ne pourrez amener que 2 colonies à remérer à la fois, et ces colonies devront partir du rucher dés que la ponte de la jeune reine sera constatée. Vous pourrez ramener ensuite 2 autres colonies s’il reste de la place au rucher, liste d’attente en cas d’affluence importante.
Chaque nucleus sera contrôlé par un animateur à son arrivé au rucher : (contrôle du bon état de la ruchette, de l’état sanitaire, de la qualité des cires, de l’absence de reine et de couvain de mâle). Si vous n’avez pas trouvé la reine, pas de soucis, nous la chercherons avec vous, et le couvain de mâle sera systématiquement détruit pour éviter la pollution génétique de nos souches de reines sélectionnées pour l’élevage.
Pour les mêmes raisons de pollution génétique, les ruches bourdonneuses, donc pleines de mâles de souche inconnue qui risquent de féconder nos reines ne seront pas acceptées au rucher.
Après 9 jours d’orphelinage, il n’y a plus de couvain ouvert, les cellules royales construites par les abeilles seront détruites systématiquement, et vous pourrez introduire une larve de reine d’environ 5 jours que vous aurez appris à greffer. Les abeilles n’ayant plus d’autre possibilité d’élevage seront obligées d’accepter cette larve fille d’une reine sélectionnée. Pas d’inquiétude si vous ne réussissez pas votre greffage, il y aura toujours un animateur pour vous aider.
Si tout s’est bien passé, entre 28 et 31 jours après la ponte de l’œuf, la jeune reine devrait commencer sa ponte et vous pourrez repartir avec votre colonie.

Heures d’ouverture du RER :

Le rucher sera ouvert les mercredi et samedi matin.
Horaires, le matin à 8 h pour les animateurs (préparation de la séance) et à 9h pour les apiculteurs venant rémérer un nucléus
Les ruchettes à rémérer seront amenées le samedi matin, le mardi sera réservé aux visites des ruches.

Matériel à fournir par l’apiculteur.

La ruchette contenant le nuclei devra être complète, cadres cirés, nourrisseur, toit, partition éventuelle pour les ruchettes D6.
Le seul matériel personnel accepté au rucher sera le vêtement de protection (voile obligatoire et gants). Pas d’enfumoirs, de lève cadre et de petit matériel perso dans le rucher, tout le matériel est sur place et désinfecté régulièrement.
Le voile d’apiculteur et les gants devront être propres (obligatoire, une vareuse et des gants sales peuvent être des réservoirs d’agents pathogènes, ne prenons pas de risque inutile pour nos ruches).

Engagements pour bénéficier d’une reine :

Aucun nucleus ne sera déposé au rucher en l’absence d’animateur et sans vérification par un animateur.
Pour éviter tout engorgement, et le nombre de reines à produire étant limité, il nous faudra mettre en place un planning d’élevage. Merci de prévenir par mail Anne Damaggio avant d’amener vos nuclei : annejfuentes@gmail.com
Chaque apiculteur qui amènera une ruchette à rémérer devra la suivre jusqu’à la ponte de la nouvelle reine. (visite, nourrissement, contrôles).

Cette année, les fiches de renseignements à nous retourner l’année suivante sont supprimées, trop peu de retour et les fiches mal remplies rendent impossible un suivi des reines nées à Béard.

Chaque ruchette sera identifiée sur le toit par le nom du propriétaire, son numéro d’apiculteur et un  numéro de téléphone.
Les reines produites au rucher d’élevage le sont dans le but d’améliorer la pratique de l’apiculture et ne sont dans aucun cas destinées à la revente.

Comment venir au RER ?

Pour accéder au rucher, si vous arrivez par le sud, (route de La Cluse à Nurieux, vous prenez la direction d’Izernore, vous traversez la commune de Béard, presque à la sortie il y a un panneau clignotant indiquant des passages piétons, vous ralentissez et environ 100m plus loin, vous tournez à gauche vers la rue du Four, marquée par une borne à incendie. Si vous arrivez sur le ralentisseur vous avez raté la route, dons vous faites demi-tour, et vous suivez l’explication suivante.

Si vous arrivez par Izernore, à l’entrée de Béard, vous allez passer sur un ralentisseur, vous continuez tout droit sur 150m et vous tournez à droite dans la rue du Four, au niveau de la borne à incendie.
Rue du Four, vous suivez le chemin goudronné en roulant au pas en direction d’une maison aux volets bleus, vous contournez cette maison par la gauche et vous continuez sur la piste en gravier sur 150m. Vous pourrez vous garer sur un emplacement élargi, mais en laissant l’accès à la cabane des chasseurs en contrebas. L’accès du rucher se trouve une quinzaine de mètres plus loin sur la droite. Si vous venez jusqu’au rucher avec votre véhicule, roulez uniquement sur la piste tassée et non dans le pré. Et stationnez uniquement sur la piste pour éviter d’écraser l’herbe. Les terrains de chaque côté sont exploités par un agriculteur, merci de respecter son travail.

Et merci à tous ceux qui nous ont aidés à monter ce rucher, en particulier :

Xavier Combes, de la société des carrières Blanc, pour la mise à disposition du terrain.
Jean Philippe Gavard, pour le prêt des deux bungalows  de stockage du matériel.
Mr le maire de Béard Géovreissiat, Mr Laurent Comtet et son conseil municipal pour leur intérêt pour ce projet et leur accueil dans leur commune.
Et à tous les bénévoles de la section apicole du Haut Bugey qui ont toujours répondu présents quand il le fallait.
Sans oublier Martien Monnet, notre président d’honneur, qui nous a accueilli dans son rucher de Chevillard, où nous avons fait nos premières armes d’éleveurs de reines.

Sur ce lien vous pouvez télécharger une fiche de visite 2018, à amener avec votre ruchette...

Sur ce lien vous pouvez télécharger le règlement 2018 du rucher.

Comment vos ruches sont ré-infestées par Varroa après un traitement.

Sur cette vidéo, on voit un Varroa embarquer sur une abeille venant butiner.

C’est la preuve que la lutte contre Varroa sera une lutte permanente, tant que certains apiculteurs affirmeront « Je ne fais rien, mes ruches n’ont pas de Varroas ».
Une colonie laissée sans soins va re-contaminer toutes les autres colonies de sa zone de butinage.

Cette vidéo est tirée d’un article publié en décembre 2016 dans la revue scientifique Plos One par David T. Peck, Michael L.  Smith et Thomas D. Seeley, chercheurs au département de Neurobiologie et Comportement à la Cornell University, Ithaca New York.

Le lien vers l’article (en anglais)

 

Photos de la journée de formation apicole et de la conférence de Jacques Piquée

Belle réussite pour cette première journée de formation organisée par la section apicole du Haut Bugey.

72 apiculteurs -dont un certain nombre venu du Jura voisin- étaient présents le matin pour la formation sur l’encagement des reines, la démonstration du traitement anti-varroa à l’acide oxalique, le point sur le frelon asiatique dans le département de l’Ain, les explications sur la méthode Jenter d’élevage des reines.

Plus de 60 personnes ont assisté l’après midi à la conférence de Jacques Piquée sur les plantes et arbres mellifères.

L'assistance

L’assistance

IMG_5213

Biologie du varroa et méthode Scalvini d'encagement des reines.

Biologie du varroa et méthode Scalvini d’encagement des reines par Yves Marquis.

Démonstration de la technique de traitement anti-varroa à l'acide oxalique par Gérard Duperrier et Alain Henry

Démonstration de la technique de traitement anti-varroa à l’acide oxalique par Gérard Duperrier et Alain Henry

Georges Picot fait le point sur la présence du frelon asiatique dans le département de l'Ain

Georges Picot fait le point sur la présence du frelon asiatique dans le département de l’Ain.

Jacques Piquée nous parle de la méthode Jenter d'élevage des reines sans greffage et des plantes méllifères

Jacques Piquée nous parle de la méthode Jenter d’élevage des reines sans greffage et des plantes méllifères.

Merci à tous les intervenants et à tous ceux qui ont travaillé à l’organisation de cette journée passionnante. Nous recommencerons sûrement une journée comme celle-là l’an prochain, et si vous avez des envies d’approfondir vos connaissances sur certains points particuliers, vous pouvez déjà nous contacter par la rubrique « contact » de ce blog pour nous en parler.

Et un grand merci à Laurent Comtet, maire de Béard-Géovreissiat et à son conseil municipal, pour  avoir accepté de  nous prêter gratuitement pour cette manifestation la salle polyvalente et le matériel de projection et de sonorisation.

Le compte rendu de la journée dans Le Progrès du 15 janvier 2018

Le compte rendu de la journée dans Le Progrès du 15 janvier 2018

 

Journée de formation apicole, conférence de Jacques Piquée, samedi 13 janvier 2018

La section apicole du Haut Bugey organise une journée de formation apicole et une conférence sur les arbres mellifères avec Jacques Piquée.

Journée réservée le matin aux apiculteurs, et tout public l’après midi

Jacques Piquée est enseignant en biologie, écologie et connaissance des végétaux. Actuellement consultant auprès du Conseil départemental des Vosges dans le cadre du plan « abeilles, insectes pollinisateurs et biodiversité », il est aussi apiculteur et animateur d’une rubrique mensuelle, « La plante du mois » dans la revue « L’abeille de France et l’apiculteur ». Ancien responsable apicole du département des Vosges pendant plus de 20 ans et à l’origine de la reconnaissance en AOP du miel de sapin des Vosges, il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont trois consacrés aux plantes mellifères : le « Guide des plantes mellifères » , « Les plantes mellifères mois par mois : Connaître les 100 plantes les plus intéressantes pour les abeilles de janvier à décembre », et « Cultiver des plantes mellifères en ville et au jardin »
IMG_20171212_0001
Cette journée aura lieu le samedi 13 janvier 2017, à 9h, salle des fêtes de Béard-Géovreissiat, à coté de la mairie. Entrée libre. L’accès sera fléché depuis la Rd 18 qui traverse Béard.

Le programme de la journée
Matin, pour les apiculteurs

—> 9h Présentation de la méthode de lutte anti varroa par blocage de ponte par isolement de la reine avec la cage Scalvini, par Yves Marquis et Yves Bomboy.

scal

Diaporama, présentation du matériel, questions.

—> 9h45 La méthode de traitement anti varroa à l’acide oxalique par dégouttement, par Gérard Duperrier et Alain Henry

20Présentation du matériel, préparation de la solution d’acide oxalique,

démonstration du traitement, questions.

—> 10h15, le point sur le frelon asiatique dans le département de l’Ain.

taille fa 2

—> 11h, présentation par Jacques Piquée de la méthode Jenter d’élevage de reines, (Méthode sans greffage).jenter
12 à 14h, repas au Geobar

Menu:

Entrée: assiette de charcuterie /salade.

Plat chaud: pièce de boeuf sauce forestière, gratin dauphinois et petits légumes de saison.

Fromage, dessert, vin et café compris.

Prix 25€, réservation par chèque à l’ordre de Géobar, chèque à envoyer à Yves Bomboy, 5 impasse de la Pierre, 39240, THOIRETTE, avant le 5 janvier impérativement.

Après midi, tout public.
De 14 à 17h Conférence de Jacques Piquée sur les arbres mellifères.

IMG_20171212_0001

Des apiculteurs de la section du Haut Bugey à la rencontre des élèves de l’école de Saint-Sixt en Haute Savoie

Mardi 5 décembre, Alain et Yves sont allés rencontrer les élèves de l’école de l’école élémentaire de Saint Sixt en Haute Savoie pour parler des abeilles bien entendu.

saint six

Sur ce lien les photos de cette journée sur le blog des enfants de l’école
Et sur ce lien ce que les enfants de CE2 ont appris

Mauvaise nouvelle, le frelon asiatique est présent dans le Haut Bugey

La mauvaise nouvelle que nous attendions tous, c’est la présence de frelons asiatiques en Haut Bugey, à Montréal la Cluse.

Le nid a été découvert à la chute des feuilles, dans un lotissement. Les propriétaires n’ont pas remarqué sa présence avant, alors qu’ils ont souvent mangé sur leur terrasse située à une dizaine de mètres du nid. Le nid était dans un érable à environ 8 mètres de haut. J’ai été prévenu par Patrick Paubel, vétérinaire, qui est venu sur les lieux confirmer qu’il s’agissait bien de frelon asiatique.

Je suis tout de suite allé au rucher de Béard, où j’avais rechargé les pièges à frelon vendredi. Un frelon asiatique était pris dans un des pièges. Nous n’avions pas remarqué de prédation sur les ruches du rucher avant. Le rucher est à 4km à vol d’oiseau du nid.

Frelon asiatique trouvé dans un piège au rucher de Béard Géovreissiat

Le frelon asiatique trouvé dans un piège au rucher de Béard Géovreissiat, on voit bien les pattes jaunes caractéristiques.

Je me suis ensuite rendu à Montréal la Cluse, la police municipale et les pompiers étaient déjà là, les pompiers de Montréal, une équipe du pays de Gex qui avaient fait la formation frelon asiatique, puis les pompiers d’Oyonnax avec leur camion nacelle. Quelques apiculteurs de la section du Haut Bugey  m’ont rejoint. Aucun d’entre eux n’avait remarqué de présence ou de prédation sur ses ruches, pourtant proches du nid pour certaines.

L’intervention a été un peu compliquée, l’accès de la nacelle était gêné par de nombreuses branches qu’il a fallu couper.

J’ai pu faire quelques photos du nid avant l’intervention, très gros nid d’environ 70cm de haut.

Le nid dans un érable

Le nid dans un érable

Un zoom du nid, on voit bien l'entrée latérale en haut du nid, caractéristique des nids de frelon asiatique. L'entrée des nids de frelon européen est sur le dessous

Un zoom du nid, on voit bien l’entrée latérale en haut du nid, caractéristique des nids de frelon asiatique. L’entrée des nids de frelon européen est sur le dessous

Pendant l’intervention des pompiers, nous avons du rester confinés dans les voitures, mais j’ai récupéré quelques photos prises depuis une fenêtre de la maison par un pompier.3458922790009_829897307170853_1934391132_o(1)

Ce qui est étonnant, c’est que personne n’a remarqué d’attaque sur des ruchers dans le secteur, aucune prise dans les pièges que nous avions placés au rucher avant le frelon piégé le jour de la découverte du nid. La question à se poser c’est où les frelons se sont nourris pendant l’été? Vu la taille et la vitalité de la colonie, ils n’ont pas du manquer de nourriture. L’explication vient peut être de la grosse attaque de pyrale sur les buis du secteur. Les frelons ont eu des proies (chenilles et papillons) en abondance cet été dans le secteur. Et surtout des proies plus faciles à prélever que les abeilles.

De nombreuses observations dans le sud de la France confirment la prédation du frelon asiatique sur les larves de pyrale, comme sur cette vidéo filmée dans la région de Toulouse.

Un extrait d’un article Wikipédia qui confirme la prédation du frelon asiatique sur la pyrale:
« Dans les zones d’origine (Asie) une régulation naturelle s’est mise en place……. Néanmoins une prédation par Vespa velutina (frelon asiatique) est observée dans les zones où cette dernière espèce, elle aussi importée d’Asie, s’est implantée avant Cydalima perspectalis. L’implantation de Vespa velutina se propageant à partir du sud-ouest de la France vers le nord de proche en proche, c’est dans le sud-ouest que cette prédation est la mieux observée. Vespa velutina prélève plutôt des larves au stade précoce ; cependant, en cas de raréfaction de larves directement disponibles, il est capable de cisailler leurs cachettes de feuille et soie mêlées, pour en extraire les occupants (observé sur des larves mais pas des chrysalides). »

Le soucis, c’est que la pyrale risque vite de disparaitre, les buis ayant disparu, et que faute de nourriture le frelon s’attaquera alors à nos ruches, mais ça peut nous donner un peu de répit pour s’organiser.

Donc dans un premier temps, soyez tous vigilants, et signalez toute découverte de frelon asiatique au comité technique.

Pour le département de l’Ain:

par mail, le GASA: gasa.frelon@les apiculteursdelain.fr

par téléphone, GASA: 06 60 74 78 04, laisser le message

ou GDS 01: 04 74 25 09 91

ou FDGDON 01: 04 74 45 56 56

envoyez votre photo à l’adresse suivante en précisant le lieu de l’observation : gds01@cmre.fr

Le vétérinaire: pat.paubel@orange.fr

Et vous pouvez retourner sur l’article que j’avais mis dans le blog au printemps dernier où vous trouverez d’autres renseignements et documents à télécharger sur le frelon asiatique:

Lien vers l’article publié en mai 2017

 

Assemblée générale de la Section Apicole du Haut Bugey

     L’assemblée générale de la section Apicole du Haut Bugey aura lieu le dimanche 5 novembre 2017, salle de l’Eden, (mairie), à Nantua.
Attention changement cette année, l’AG aura lieu le matin à 9h, et le repas à 13h au restaurant Durdu au bord du lac. Ça laissera plus de temps pour profiter du restaurant et ça permettra à ceux qui sont loin de rentrer avant la nuit.

Pour ceux qui restent au repas, merci de vous inscrire avant le 28 octobre 2017, auprès de Yves Bomboy, par mail ou par téléphone:    bomboy.yves@gmail.com   et   06 81 57 48 08.

invit AG HB 2017-jpeg

Invitation à l’assemblée générale 2017 de la section du Haut Bugey à télécharger

Adhésion 2018 à la Section Apicole du Haut Bugey

Si vous habitez dans la région du Haut Bugey et que vous êtes intéressés par l’apiculture et les activités de la Section Apicole du Haut Bugey, venez vous rejoindre en adhérant.
La cotisation comprend l’adhésion au syndicat d’apiculture de l’ Ain, dont fait partie la section, l’abonnement à une revue d’apiculture, au choix « Abeille et fleurs », revue de l’Union Nationale de l’Apiculture Française, ou « L’ abeille de France », revue du Syndicat National de l’ Apiculture. Vous avez l’option de vous abonner aux 2 revues. Vous pouvez aussi en supplément vous abonner à « La Santé de l’Abeille », revue de la FNOSAD, (Fédération Nationale des Organisations Sanitaires Apicoles Départementales.)
Dans la cotisation, vous avez aussi l’assurance option 1, responsabilité civile, et avec un supplément de 1,16€ par ruche, l’option 2, protection juridique et insolvabilité des tiers. Vous trouverez tous les renseignements concernant l’assurance dans le document en dessous.
Les liens pour télécharger et pour imprimer la fiche d’inscription et le contrat d’assurance collective des groupements apicole sont en fin de cet article.

adh 2018-jpeg

Groupama 2016 1
Groupama 2016 2Téléchargement du bulletin d’ adhésion 2018 à la Section Apicole du Haut Bugey

Téléchargement du contrat Groupama