Les abeilles à l’école de Béard-Geovreissiat

Un beau projet que nous avons mené ce printemps avec l’équipe pédagogique de l’école de Béard-Géovreissiat, initier tous des élèves, de la maternelle au CM2, à la vie des abeilles, leur importance pour la pollinisation et le travail de l’apiculteur.
J’étais accompagné dans ce projet par Dominique Locatelli, enseignant en sciences et vie de la terre au lycée Painlevé d’Oyonnax et apiculteur.
Dès notre première visite à l’école nous avons remarqué le travail déjà réalisé par les enseignants, et nous avons vite compris que nous aurions une obligation d’excellence.

Quelques unes des nombreuses décorations réalisées par les élèves pour décorer l’école et leur classe.
IMG_5274IMG_5276IMG_5277IMG_5609IMG_5602IMG_5273 IMG_5608IMG_5613Nous avons ensuite animé 4 séances à l’école, en passant chaque fois environ 40mn pour chaque classe. La première séance était une présentation générale de l’abeille, sa biologie, son utilité, sur les pratiques apicoles. IMG_5228La deuxième séance était sur le matériel, avec présentation de ruches anciennes en paille, et comparaison avec les ruches modernes à cadres.
Puis présentation et visite de la ruche pédagogique avec les cadres photo.
IMG_5266IMG_5267IMG_5272Ensuite présentation d’abeilles vivantes dans des ruches vitrées.
IMG_5472IMG_5481Colonie orpheline, construction d'une cellule royale

Colonie orpheline, construction d’une cellule royale

colonie avec une reine et sa cour.

Colonie avec une reine et sa cour.

Et après toute ces séances à l’école, la récompense pour les élèves de primaire, le déplacement au rucher et la visite d’une ruche.IMG_5525IMG_5510IMG_5515IMG_5522Puis ensuite avec les petits de la maternelle.Habillage.

Habillage.

Prêts pour la visite.

Prêts pour la visite.

En route.

En route.

Pas très rassurés.

Pas très rassurés.

Un peu moins peur.

Un peu moins peur.

Plus peur du tout.

Plus peur du tout.

Et pour finir ce beau programme, extraction du miel, et mise en pots à l’école.

Préparation de l'extraction

Préparation de l’extraction.

Démonstration de la désoperculation des cadres.

Démonstration de la désoperculation des cadres.

Les élèves au travail.

Les élèves au travail.

Du vrai travail de pro.

Du vrai travail de pro.

IMG_5631IMG_5633IMG_5634Et maintenant l’extraction.
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Puis chaque élève s’est vu remettre son diplôme d’honneur du meilleur ami des abeilles.
Diplomegarcon ami des abeilles
Les petits avec leur diplômeLes petits avec leur diplôme.

 

Et tous sont repartis avec un pot de miel marqué à leur prénom.

Et tous sont repartis avec un pot de miel marqué à leur prénom.

Un grand merci à toute l’équipe pédagogique de l’ école de Béard- Géovreissiat pour le travail effectué sur ce projet tout au long de l’année,

à Dominique pour son professionnalisme et sa pédagogie,

à Martine, Alain et Gérard pour l’aide apporté pendant la séance d’extraction du miel et de la mise en pots,

sans oublier les carrières Blanc qui ont financé une partie des tenues de protection et pour le prêt du terrain où est installé le rucher école de la section apicole du Haut Bugey.

Et les enseignantes nous ont dit leur désir de continuer ce projets à la rentrée avec l’installation d’une ruche pour l’école, la bibliothèque apicole est déjà installée, donc rendez vous en septembre.

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Et les quelques articles sur ce projet parus dans Le Progrès:

Ecole Api le progrès 16 juin 18Ecole Api le progres 30 juin 18Ecole Api le progres 6 juillet 18

Saison 2018 du rucher école d’élevage de reines de Béard-Géovreissiat

Le rucher école d’élevage de reines de la section apicole du Haut Bugey, à Béard-Géovreissiat va commencer ses activités à partir du samedi 12 mai, nous serons prêts à vous accueillir pour vous aider et vous apprendre à remplacer les reines de vos colonies.

Sur cette vidéo d’Alice Bomboy, un résumé des activités du rucher école.

Dans quels cas remplacer ses reines ?

Plusieurs raisons à cela, certaines colonies peuvent être trop agressives, donc difficiles à travailler, certaines colonies sont très essaimeuses et se vident de leurs abeilles au printemps, parfois au point de ne donner aucune récolte, mais aussi, alors que tous les manuels d’apiculture donnent pour les reines une longévité théorique importante (5 ans), il n`en est pas souvent ainsi dans les faits car les reines actuelles sont prolifiques beaucoup moins longtemps. Une reine de trois ans ne pondra plus suffisamment pour maintenir la colonie en bonne santé, aussi il est préférable de ne travailler qu’avec des reines de 1 ou 2 ans. La baisse de fécondité des reines est probablement due à des problèmes environnementaux, (traitements des cultures ? réchauffement climatique qui prolonge la ponte presque tout l’hiver ? ou encore une mauvaise fécondation par les mâles qui subissent aussi les aléas environnementaux ?)

Protocole de remplacement des reines au RER de Béard.

Pour changer vos reines, il vous suffira d’amener au rucher école de Béard un nucleus composé de :
1 cadre de cire bâtie
1 cadre de provisions avec pollen
1 cadre de couvain ouvert.
1 BEAU cadre de couvain operculé qui va apporter un maximum de jeunes abeilles à naitre pour aider la reine.
Secouer dans la ruchette un cadre d’abeilles, mais sans la reine.
1 autre cadre de provisions avec pollen
Fermer la ruchette avec une mousse ou autre de façon à ce que celle-ci soit bien étanche. Attention d’avoir une aération sur le fond de la ruchette afin d’éviter l’étouffement lors du transport.
Prévoir un cadre nourrisseur si votre ruchette a 6 cadres, ou un nourrisseur couvre cadre. Par manque de place au rucher, nous n’acceptons que les ruchettes D5 ou D6, pas les ruches.
Ce nucleus sera préparé le jour ou la veille ou vous avez prévu de l’amener au rucher, sinon les cellules de mâles présentes vont éclore et ces mâles non sélectionnés risquent de féconder nos jeunes reines.
Pour éviter l’engorgement du rucher, vous ne pourrez amener que 2 colonies à remérer à la fois, et ces colonies devront partir du rucher dés que la ponte de la jeune reine sera constatée. Vous pourrez ramener ensuite 2 autres colonies s’il reste de la place au rucher, liste d’attente en cas d’affluence importante.
Chaque nucleus sera contrôlé par un animateur à son arrivé au rucher : (contrôle du bon état de la ruchette, de l’état sanitaire, de la qualité des cires, de l’absence de reine et de couvain de mâle). Si vous n’avez pas trouvé la reine, pas de soucis, nous la chercherons avec vous, et le couvain de mâle sera systématiquement détruit pour éviter la pollution génétique de nos souches de reines sélectionnées pour l’élevage.
Pour les mêmes raisons de pollution génétique, les ruches bourdonneuses, donc pleines de mâles de souche inconnue qui risquent de féconder nos reines ne seront pas acceptées au rucher.
Après 9 jours d’orphelinage, il n’y a plus de couvain ouvert, les cellules royales construites par les abeilles seront détruites systématiquement, et vous pourrez introduire une larve de reine d’environ 5 jours que vous aurez appris à greffer. Les abeilles n’ayant plus d’autre possibilité d’élevage seront obligées d’accepter cette larve fille d’une reine sélectionnée. Pas d’inquiétude si vous ne réussissez pas votre greffage, il y aura toujours un animateur pour vous aider.
Si tout s’est bien passé, entre 28 et 31 jours après la ponte de l’œuf, la jeune reine devrait commencer sa ponte et vous pourrez repartir avec votre colonie.

Heures d’ouverture du RER :

Le rucher sera ouvert les mercredi et samedi matin.
Horaires, le matin à 8 h pour les animateurs (préparation de la séance) et à 9h pour les apiculteurs venant rémérer un nucléus
Les ruchettes à rémérer seront amenées le samedi matin, le mardi sera réservé aux visites des ruches.

Matériel à fournir par l’apiculteur.

La ruchette contenant le nuclei devra être complète, cadres cirés, nourrisseur, toit, partition éventuelle pour les ruchettes D6.
Le seul matériel personnel accepté au rucher sera le vêtement de protection (voile obligatoire et gants). Pas d’enfumoirs, de lève cadre et de petit matériel perso dans le rucher, tout le matériel est sur place et désinfecté régulièrement.
Le voile d’apiculteur et les gants devront être propres (obligatoire, une vareuse et des gants sales peuvent être des réservoirs d’agents pathogènes, ne prenons pas de risque inutile pour nos ruches).

Engagements pour bénéficier d’une reine :

Aucun nucleus ne sera déposé au rucher en l’absence d’animateur et sans vérification par un animateur.
Pour éviter tout engorgement, et le nombre de reines à produire étant limité, il nous faudra mettre en place un planning d’élevage. Merci de prévenir par mail Anne Damaggio avant d’amener vos nuclei : annejfuentes@gmail.com
Chaque apiculteur qui amènera une ruchette à rémérer devra la suivre jusqu’à la ponte de la nouvelle reine. (visite, nourrissement, contrôles).

Cette année, les fiches de renseignements à nous retourner l’année suivante sont supprimées, trop peu de retour et les fiches mal remplies rendent impossible un suivi des reines nées à Béard.

Chaque ruchette sera identifiée sur le toit par le nom du propriétaire, son numéro d’apiculteur et un  numéro de téléphone.
Les reines produites au rucher d’élevage le sont dans le but d’améliorer la pratique de l’apiculture et ne sont dans aucun cas destinées à la revente.

Comment venir au RER ?

Pour accéder au rucher, si vous arrivez par le sud, (route de La Cluse à Nurieux, vous prenez la direction d’Izernore, vous traversez la commune de Béard, presque à la sortie il y a un panneau clignotant indiquant des passages piétons, vous ralentissez et environ 100m plus loin, vous tournez à gauche vers la rue du Four, marquée par une borne à incendie. Si vous arrivez sur le ralentisseur vous avez raté la route, dons vous faites demi-tour, et vous suivez l’explication suivante.

Si vous arrivez par Izernore, à l’entrée de Béard, vous allez passer sur un ralentisseur, vous continuez tout droit sur 150m et vous tournez à droite dans la rue du Four, au niveau de la borne à incendie.
Rue du Four, vous suivez le chemin goudronné en roulant au pas en direction d’une maison aux volets bleus, vous contournez cette maison par la gauche et vous continuez sur la piste en gravier sur 150m. Vous pourrez vous garer sur un emplacement élargi, mais en laissant l’accès à la cabane des chasseurs en contrebas. L’accès du rucher se trouve une quinzaine de mètres plus loin sur la droite. Si vous venez jusqu’au rucher avec votre véhicule, roulez uniquement sur la piste tassée et non dans le pré. Et stationnez uniquement sur la piste pour éviter d’écraser l’herbe. Les terrains de chaque côté sont exploités par un agriculteur, merci de respecter son travail.

Et merci à tous ceux qui nous ont aidés à monter ce rucher, en particulier :

Xavier Combes, de la société des carrières Blanc, pour la mise à disposition du terrain.
Jean Philippe Gavard, pour le prêt des deux bungalows  de stockage du matériel.
Mr le maire de Béard Géovreissiat, Mr Laurent Comtet et son conseil municipal pour leur intérêt pour ce projet et leur accueil dans leur commune.
Et à tous les bénévoles de la section apicole du Haut Bugey qui ont toujours répondu présents quand il le fallait.
Sans oublier Martien Monnet, notre président d’honneur, qui nous a accueilli dans son rucher de Chevillard, où nous avons fait nos premières armes d’éleveurs de reines.

Sur ce lien vous pouvez télécharger une fiche de visite 2018, à amener avec votre ruchette...

Sur ce lien vous pouvez télécharger le règlement 2018 du rucher.

Comment vos ruches sont ré-infestées par Varroa après un traitement.

Sur cette vidéo, on voit un Varroa embarquer sur une abeille venant butiner.

C’est la preuve que la lutte contre Varroa sera une lutte permanente, tant que certains apiculteurs affirmeront « Je ne fais rien, mes ruches n’ont pas de Varroas ».
Une colonie laissée sans soins va re-contaminer toutes les autres colonies de sa zone de butinage.

Cette vidéo est tirée d’un article publié en décembre 2016 dans la revue scientifique Plos One par David T. Peck, Michael L.  Smith et Thomas D. Seeley, chercheurs au département de Neurobiologie et Comportement à la Cornell University, Ithaca New York.

Le lien vers l’article (en anglais)

 

Photos de la journée de formation apicole et de la conférence de Jacques Piquée

Belle réussite pour cette première journée de formation organisée par la section apicole du Haut Bugey.

72 apiculteurs -dont un certain nombre venu du Jura voisin- étaient présents le matin pour la formation sur l’encagement des reines, la démonstration du traitement anti-varroa à l’acide oxalique, le point sur le frelon asiatique dans le département de l’Ain, les explications sur la méthode Jenter d’élevage des reines.

Plus de 60 personnes ont assisté l’après midi à la conférence de Jacques Piquée sur les plantes et arbres mellifères.

L'assistance

L’assistance

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Biologie du varroa et méthode Scalvini d'encagement des reines.

Biologie du varroa et méthode Scalvini d’encagement des reines par Yves Marquis.

Démonstration de la technique de traitement anti-varroa à l'acide oxalique par Gérard Duperrier et Alain Henry

Démonstration de la technique de traitement anti-varroa à l’acide oxalique par Gérard Duperrier et Alain Henry

Georges Picot fait le point sur la présence du frelon asiatique dans le département de l'Ain

Georges Picot fait le point sur la présence du frelon asiatique dans le département de l’Ain.

Jacques Piquée nous parle de la méthode Jenter d'élevage des reines sans greffage et des plantes méllifères

Jacques Piquée nous parle de la méthode Jenter d’élevage des reines sans greffage et des plantes méllifères.

Merci à tous les intervenants et à tous ceux qui ont travaillé à l’organisation de cette journée passionnante. Nous recommencerons sûrement une journée comme celle-là l’an prochain, et si vous avez des envies d’approfondir vos connaissances sur certains points particuliers, vous pouvez déjà nous contacter par la rubrique « contact » de ce blog pour nous en parler.

Et un grand merci à Laurent Comtet, maire de Béard-Géovreissiat et à son conseil municipal, pour  avoir accepté de  nous prêter gratuitement pour cette manifestation la salle polyvalente et le matériel de projection et de sonorisation.

Le compte rendu de la journée dans Le Progrès du 15 janvier 2018

Le compte rendu de la journée dans Le Progrès du 15 janvier 2018

 

Journée de formation apicole, conférence de Jacques Piquée, samedi 13 janvier 2018

La section apicole du Haut Bugey organise une journée de formation apicole et une conférence sur les arbres mellifères avec Jacques Piquée.

Journée réservée le matin aux apiculteurs, et tout public l’après midi

Jacques Piquée est enseignant en biologie, écologie et connaissance des végétaux. Actuellement consultant auprès du Conseil départemental des Vosges dans le cadre du plan « abeilles, insectes pollinisateurs et biodiversité », il est aussi apiculteur et animateur d’une rubrique mensuelle, « La plante du mois » dans la revue « L’abeille de France et l’apiculteur ». Ancien responsable apicole du département des Vosges pendant plus de 20 ans et à l’origine de la reconnaissance en AOP du miel de sapin des Vosges, il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont trois consacrés aux plantes mellifères : le « Guide des plantes mellifères » , « Les plantes mellifères mois par mois : Connaître les 100 plantes les plus intéressantes pour les abeilles de janvier à décembre », et « Cultiver des plantes mellifères en ville et au jardin »
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Cette journée aura lieu le samedi 13 janvier 2017, à 9h, salle des fêtes de Béard-Géovreissiat, à coté de la mairie. Entrée libre. L’accès sera fléché depuis la Rd 18 qui traverse Béard.

Le programme de la journée
Matin, pour les apiculteurs

—> 9h Présentation de la méthode de lutte anti varroa par blocage de ponte par isolement de la reine avec la cage Scalvini, par Yves Marquis et Yves Bomboy.

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Diaporama, présentation du matériel, questions.

—> 9h45 La méthode de traitement anti varroa à l’acide oxalique par dégouttement, par Gérard Duperrier et Alain Henry

20Présentation du matériel, préparation de la solution d’acide oxalique,

démonstration du traitement, questions.

—> 10h15, le point sur le frelon asiatique dans le département de l’Ain.

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—> 11h, présentation par Jacques Piquée de la méthode Jenter d’élevage de reines, (Méthode sans greffage).jenter
12 à 14h, repas au Geobar

Menu:

Entrée: assiette de charcuterie /salade.

Plat chaud: pièce de boeuf sauce forestière, gratin dauphinois et petits légumes de saison.

Fromage, dessert, vin et café compris.

Prix 25€, réservation par chèque à l’ordre de Géobar, chèque à envoyer à Yves Bomboy, 5 impasse de la Pierre, 39240, THOIRETTE, avant le 5 janvier impérativement.

Après midi, tout public.
De 14 à 17h Conférence de Jacques Piquée sur les arbres mellifères.

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Des apiculteurs de la section du Haut Bugey à la rencontre des élèves de l’école de Saint-Sixt en Haute Savoie

Mardi 5 décembre, Alain et Yves sont allés rencontrer les élèves de l’école de l’école élémentaire de Saint Sixt en Haute Savoie pour parler des abeilles bien entendu.

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Sur ce lien les photos de cette journée sur le blog des enfants de l’école
Et sur ce lien ce que les enfants de CE2 ont appris

Mauvaise nouvelle, le frelon asiatique est présent dans le Haut Bugey

La mauvaise nouvelle que nous attendions tous, c’est la présence de frelons asiatiques en Haut Bugey, à Montréal la Cluse.

Le nid a été découvert à la chute des feuilles, dans un lotissement. Les propriétaires n’ont pas remarqué sa présence avant, alors qu’ils ont souvent mangé sur leur terrasse située à une dizaine de mètres du nid. Le nid était dans un érable à environ 8 mètres de haut. J’ai été prévenu par Patrick Paubel, vétérinaire, qui est venu sur les lieux confirmer qu’il s’agissait bien de frelon asiatique.

Je suis tout de suite allé au rucher de Béard, où j’avais rechargé les pièges à frelon vendredi. Un frelon asiatique était pris dans un des pièges. Nous n’avions pas remarqué de prédation sur les ruches du rucher avant. Le rucher est à 4km à vol d’oiseau du nid.

Frelon asiatique trouvé dans un piège au rucher de Béard Géovreissiat

Le frelon asiatique trouvé dans un piège au rucher de Béard Géovreissiat, on voit bien les pattes jaunes caractéristiques.

Je me suis ensuite rendu à Montréal la Cluse, la police municipale et les pompiers étaient déjà là, les pompiers de Montréal, une équipe du pays de Gex qui avaient fait la formation frelon asiatique, puis les pompiers d’Oyonnax avec leur camion nacelle. Quelques apiculteurs de la section du Haut Bugey  m’ont rejoint. Aucun d’entre eux n’avait remarqué de présence ou de prédation sur ses ruches, pourtant proches du nid pour certaines.

L’intervention a été un peu compliquée, l’accès de la nacelle était gêné par de nombreuses branches qu’il a fallu couper.

J’ai pu faire quelques photos du nid avant l’intervention, très gros nid d’environ 70cm de haut.

Le nid dans un érable

Le nid dans un érable

Un zoom du nid, on voit bien l'entrée latérale en haut du nid, caractéristique des nids de frelon asiatique. L'entrée des nids de frelon européen est sur le dessous

Un zoom du nid, on voit bien l’entrée latérale en haut du nid, caractéristique des nids de frelon asiatique. L’entrée des nids de frelon européen est sur le dessous

Pendant l’intervention des pompiers, nous avons du rester confinés dans les voitures, mais j’ai récupéré quelques photos prises depuis une fenêtre de la maison par un pompier.3458922790009_829897307170853_1934391132_o(1)

Ce qui est étonnant, c’est que personne n’a remarqué d’attaque sur des ruchers dans le secteur, aucune prise dans les pièges que nous avions placés au rucher avant le frelon piégé le jour de la découverte du nid. La question à se poser c’est où les frelons se sont nourris pendant l’été? Vu la taille et la vitalité de la colonie, ils n’ont pas du manquer de nourriture. L’explication vient peut être de la grosse attaque de pyrale sur les buis du secteur. Les frelons ont eu des proies (chenilles et papillons) en abondance cet été dans le secteur. Et surtout des proies plus faciles à prélever que les abeilles.

De nombreuses observations dans le sud de la France confirment la prédation du frelon asiatique sur les larves de pyrale, comme sur cette vidéo filmée dans la région de Toulouse.

Un extrait d’un article Wikipédia qui confirme la prédation du frelon asiatique sur la pyrale:
« Dans les zones d’origine (Asie) une régulation naturelle s’est mise en place……. Néanmoins une prédation par Vespa velutina (frelon asiatique) est observée dans les zones où cette dernière espèce, elle aussi importée d’Asie, s’est implantée avant Cydalima perspectalis. L’implantation de Vespa velutina se propageant à partir du sud-ouest de la France vers le nord de proche en proche, c’est dans le sud-ouest que cette prédation est la mieux observée. Vespa velutina prélève plutôt des larves au stade précoce ; cependant, en cas de raréfaction de larves directement disponibles, il est capable de cisailler leurs cachettes de feuille et soie mêlées, pour en extraire les occupants (observé sur des larves mais pas des chrysalides). »

Le soucis, c’est que la pyrale risque vite de disparaitre, les buis ayant disparu, et que faute de nourriture le frelon s’attaquera alors à nos ruches, mais ça peut nous donner un peu de répit pour s’organiser.

Donc dans un premier temps, soyez tous vigilants, et signalez toute découverte de frelon asiatique au comité technique.

Pour le département de l’Ain:

par mail, le GASA: gasa.frelon@les apiculteursdelain.fr

par téléphone, GASA: 06 60 74 78 04, laisser le message

ou GDS 01: 04 74 25 09 91

ou FDGDON 01: 04 74 45 56 56

envoyez votre photo à l’adresse suivante en précisant le lieu de l’observation : gds01@cmre.fr

Le vétérinaire: pat.paubel@orange.fr

Et vous pouvez retourner sur l’article que j’avais mis dans le blog au printemps dernier où vous trouverez d’autres renseignements et documents à télécharger sur le frelon asiatique:

Lien vers l’article publié en mai 2017

 

Assemblée générale de la Section Apicole du Haut Bugey

     L’assemblée générale de la section Apicole du Haut Bugey aura lieu le dimanche 5 novembre 2017, salle de l’Eden, (mairie), à Nantua.
Attention changement cette année, l’AG aura lieu le matin à 9h, et le repas à 13h au restaurant Durdu au bord du lac. Ça laissera plus de temps pour profiter du restaurant et ça permettra à ceux qui sont loin de rentrer avant la nuit.

Pour ceux qui restent au repas, merci de vous inscrire avant le 28 octobre 2017, auprès de Yves Bomboy, par mail ou par téléphone:    bomboy.yves@gmail.com   et   06 81 57 48 08.

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Invitation à l’assemblée générale 2017 de la section du Haut Bugey à télécharger

Adhésion 2018 à la Section Apicole du Haut Bugey

Si vous habitez dans la région du Haut Bugey et que vous êtes intéressés par l’apiculture et les activités de la Section Apicole du Haut Bugey, venez vous rejoindre en adhérant.
La cotisation comprend l’adhésion au syndicat d’apiculture de l’ Ain, dont fait partie la section, l’abonnement à une revue d’apiculture, au choix « Abeille et fleurs », revue de l’Union Nationale de l’Apiculture Française, ou « L’ abeille de France », revue du Syndicat National de l’ Apiculture. Vous avez l’option de vous abonner aux 2 revues. Vous pouvez aussi en supplément vous abonner à « La Santé de l’Abeille », revue de la FNOSAD, (Fédération Nationale des Organisations Sanitaires Apicoles Départementales.)
Dans la cotisation, vous avez aussi l’assurance option 1, responsabilité civile, et avec un supplément de 1,16€ par ruche, l’option 2, protection juridique et insolvabilité des tiers. Vous trouverez tous les renseignements concernant l’assurance dans le document en dessous.
Les liens pour télécharger et pour imprimer la fiche d’inscription et le contrat d’assurance collective des groupements apicole sont en fin de cet article.

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Groupama 2016 2Téléchargement du bulletin d’ adhésion 2018 à la Section Apicole du Haut Bugey

Téléchargement du contrat Groupama

L’encagement des reines, une nouvelle technique prometteuse pour lutter contre Varroa

Lutte contre varroa par une méthode populationnelle 
Encagement de la reine dans une cage d’isolement Scalvini®

      En début d’année, nous avions quelques informations sur les techniques de blocage de ponte par encagement des reines, en particulier l’utilisation de la cage d’isolement Scalvini®. Ces informations nous venaient d’adhérents du Groupement des Producteurs de Gelée Royale Française, qui ont testé cette méthode à grande échelle depuis plusieurs années.
Puis nous sommes allés au 5ème congrès européen d’apiculture, à Piacenza, en Italie, début mars 2017 et là nous avons été convaincus par la belle conférence présentée sur ce sujet par Yves Goïc, du G.P.G.R.

  •   Le principe de base de cette méthode est l’encagement de la reine pendant 24 jours dans une cage d’isolement qui laisse l’accès aux ouvrières.
  •  La reine continue sa ponte dans la cage pendant les 24 jours sans interruption, mais le couvain avorte, la cage n’ étant pas assez haute pour que les abeilles étirent les cellules.
  • Au bout de 24 jours, la reine est libérée, et un traitement à l’acide oxalique par dégouttement est appliqué à la colonie. Comme il n’y a plus de couvain, tous les varroas sont sur les abeilles (varroas phorétiques) et l’efficacité du traitement est maximum.
  • 4 jours après on fait un second traitement à l’A.O. qui a pour but de tuer les varroas qui ont échappé au premier traitement, avant qu’ils se réfugient sous les larves dans la bouillie larvaire. (La reine a recommencé sa ponte dés sa libération et les premières larves sont déjà nées).

     L’ avantage de cette méthode est de maintenir la ponte de la reine sans interruption, elle ne maigrit donc pas et ne risque pas de s’envoler à sa libération (reines non clippées) comme ça peut arriver avec d’autres cages où elle n’a pas la possibilité de pondre.
     Cette méthode doit s’appliquer en l’absence de rentrées de nectar, sinon les abeilles vont remplir le corps de la ruche et la ponte de la reine sera bloquée à sa libération. Dans nos secteurs du Haut Bugey, il faut encager les reines dés la fin des miellées de début d’été, autour du 15/20 juillet, pour pouvoir libérer les reines avant fin août et les miellées d’automne, (verge d’or, renoué, puis lierre).
     Dés la libération de la reine la ponte est importante et les populations qui vont naitre sont des abeilles qui vont permettre un hivernage satisfaisant à la colonie.

cage scalvini haute     Il existe 2 modèles de cages Scalvini®, le premier modèle au dessus est trop haut, et permet aux abeilles d’ operculer le couvain, donc aux varroas de continuer à se reproduire à l’abri de l’opercule, et la cage entièrement pondue bloque la ponte de la reine.
     Le modèle plus récent, en dessous, est moins épais, le couvain ne peut  pas être operculé, les abeilles le détruisent et la reine continue sa ponte. Cette cage mesure 17mm d’épaisseur, couvercle fermée, vérifiez cette dimension avant de l’acheter, il reste peut être d’anciens modèles en circulation.
002_p.fw_Quelques adhérents de la section apicole du Haut Bugey ont testé cette méthode dans leurs ruchers en cette fin d’été, nous l’avons aussi essayée au rucher école de Béard Géovreissiat. Les résultats sont prometteurs, voilà quelques photos.

La cage insérée sur le cadre.

La cage insérée sur le cadre.

La reine et ses suivantes dans la cage

La reine et ses suivantes dans la cage

Libération de la reine

Libération de la reine

La reine sort de la cage

La reine sort de la cage

Elle est prête à commencer sa ponte

Elle est prête à commencer sa ponte

Aucun couvain sur les cadres, tous les varroas sont sur les cadres

Aucun couvain sur les cadres, tous les varroas sont sur les abeilles

Des œufs dans les alvéoles de la cage

Des œufs dans les alvéoles de la cage

Parfois dans certaines cages les abeilles réussissent à operculer quelques cellules

Parfois dans certaines cages les abeilles réussissent à operculer quelques cellules

Une de ces cellules désoperculée, on voit un varroa sur la larve, d'autres apparaissent dessous

Une de ces cellules désoperculée, on voit un varroa sur la larve, d’autres apparaissent en dessous

Larve enlevée, 4 autres varroas dessous

La larve enlevée, 4 autres varroas se trouvaient dessous

Dans une autre alvéole

Dans une autre alvéole

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Deux varroas sur une larve

Deux varroas sur une larve

    Des varroas étant présents dans le couvain de certaines cages, les cages doivent être enlevés de la ruche avant le traitement à l’acide oxalique, sinon ils vont survivre et leur descendance va réinfester la colonie. Le problème est que les abeilles ont si bien collé les cages qu’on se retrouve souvent avec un trou dans la cire.
Il faudrait peut être essayer de fixer la cage dans un cadre vide, cadre qu’on enlève avec la cage après la libération de la reine. Dans les vidéos en fin d’article, on voit les cages fixées dans une plaque de polystyrène dur.

Avec certaines jeunes reines très prolifiques, on se retrouve avec de nombreux œufs dans chaque cellule

Avec certaines jeunes reines très prolifiques, on se retrouve avec de nombreux œufs dans chaque cellule de la cage

Ou une larve et des œufs

Ou une larve et des œufs

Ou plusieurs larves

Ou plusieurs larves

Parfois une surprise, des œufs dans la cage, et d'autres œufs et du couvain sur le cadre

Parfois une surprise, des œufs dans la cage, et d’autres œufs et du couvain sur le cadre

Il y avait 2 reines dans la ruche

Il y avait 2 reines dans la ruche

Ici, la reine encagée est marquée verte, donc née en 2014, c’est donc sa 4ème année de ponte. Les abeilles la sentant en fin de vie ont élevé une reine de remplacement, qui a n’a pas tué la vieille reine après avoir été fécondée. Les 2 reines pondaient ensemble dans la ruche. Cette colonie étant particulièrement douce et productive, je ne m’étais pas résigné à remplacer cette reine plus tôt.
    Nous avons rencontré ce problème dans 3 ruchers, dont 1 ruche au rucher de Béard. La solution serait peut être de recontrôler 10 jours après l’encagement de la reine marquée qu’il n’y ait pas de couvain ouvert dans la ruche, signe d’une reine en ponte, et si c’est le cas de chercher et d’encager cette reine.

Tout de suite après la libération de la reine, premier traitement à l'acide oxalique par dégoutement.

Tout de suite après la libération de la reine, premier traitement à l’acide oxalique par dégoutement.

Lors du premier traitement, j'ai mis des tiroirs graissés sous le plancher pour contrôler les chutes de varroas, plateau contrôlé 4 jours plus tard

Lors du premier traitement, j’ai mis des tiroirs graissés sous le plancher pour contrôler les chutes de varroas, plateau contrôlé 4 jours plus tard.

   Cette photo est édifiante: c’est la ruche où j’ai eu les plus fortes chutes de varroas, environ 4200, (j’ai passé 1h30 à les compter). Je traitais avant mes ruches avec des lanières Apivar, je n’ai jamais vu de chutes pareilles, cette colonie était condamnée cet hiver avec un pareil taux d’infestation.

4 jours après le premier traitement, second traitement à l'AO.

4 jours après le premier traitement, second traitement à l’AO.

     La reine a été libérée 4 jours plus tôt et a commencé immédiatement sa ponte, les premières larves sont donc déjà nées et ce second traitement va éliminer les varroas résiduels avant qu’ils se réfugient dans les alvéoles sous les larves.

Contrôle du tiroir graissé mis dans la ruche précédente.

Contrôle du tiroir graissé mis dans la ruche précédente.

Les chutes de varroas sont encore significatives, plus de 300, ce qui n’est pas étonnant vu l’infestation du départ. On voit beaucoup de débris de cire, signe que les abeilles nettoient les cellules pour préparer la ponte de la reine. Depuis, cette ruche semble en parfaite santé, chez moi, dans le sud du Jura, le lierre a commencé à fleurir, très grosse activité au trou de vol, rentrées de pollen et de nectar (12 septembre). J’ai recontrôlé le tiroir graissé, quelques varroas sur le plateau, difficiles à trouver au milieu des nombreux débris dus à la forte activité de la colonie.

Couvain 10 jours après la libération de la reine, les cellules operculées correspondent aux œufs pondus le premier jour.

Couvain 10 jours après la libération de la reine, les cellules operculées correspondent aux œufs pondus le premier jour.

     Cette méthode que nous venons de tester semble prometteuse, elle va nous permettre à l’avenir de nous passer des médicaments anti varroas que nous proposent les labos, varroa présente maintenant une tolérance à ces produits qui deviennent inefficaces. J’ai traité quelques ruches témoins de mon rucher avec des languettes Apivar, je retrouve quelques dizaines de varroas sur les tiroirs, pour des centaines avec le traitement à l’acide oxalique sans couvain.
     Plus grave, les molécules des médicaments proposés par les labos sont liposolubles, ce qui veut dire que ces produits  se retrouvent piégée dans les cires, et que le contact permanent de varroa avec ces molécules permet à varroa d’améliorer sa tolérance à ces produits. La contamination des cires devient d’ailleurs si préoccupante que certains ciriers ne prennent plus les cires provenant des cadres mais uniquement les cires d’opercule.
     L’acide oxalique est un acide organique, c’est l’acide qu’on retrouve dans l’oseille et les feuilles de rhubarbe, et n’est pas liposolubles, aucun résidu ne se retrouve dans les cires, donc pas de risque d’accoutumance.
     Attention cependant à utiliser de l’ A.O. de qualité pharmaceutique, donc très purifié, le produit vendu en magasin de bricolage ne peut en aucun cas être introduit dans vos ruches, mais utilisé uniquement pour le bricolage. (Ça vous fait rire, mais cet avertissement revient à chaque conférence sur les traitements à l’ A.O., c’est surement que certains l’ont fait).

     Cette méthode, si elle est très efficace, présente des contraintes pour les apiculteurs:

  •  Les reines doivent être jeunes pour pouvoir reprendre rapidement une ponte abondante après leur libération.
  • Elles doivent être marquées pour faciliter leur recherche rapide dans la ruche.
  • Pour faciliter la recherche des reines les ruches doivent être en bon état, cette opération peut être très compliquée dans des ruches dont les cadres sont collés par la cire et la propolis et qui doivent être arrachés au pied de biche. (Et il y a encore trop de ruches comme ça!!!).
  • Toutes les ruches du rucher doivent être traitées de la même manière et simultanément pour éviter la réinfestation.
  • Les reines doivent être libérées en douceur.
  • Prévoir au besoin un nourrissement stimulant en absence de rentrée de nectar pour relancer la ponte de la reine.(apport de sirop 50/50).
  • Le calendrier des opérations doit être respecté à la lettre si on veut que la méthode soit efficace (encagement de la reine, 24 jours plus tard libération de la reine et traitement à l’A.O., et deuxième traitement à l’A.O. 4 jours après.
Second traitement à l'acide oxalique sous une pluie battante au rucher de Béard

Second traitement à l’acide oxalique sous une pluie battante au rucher de Béard

    Cette photo illustre bien ce que doit être une apiculture moderne et durable basée sur l’entraide entre apiculteurs. Un traitement sous la pluie est très compliqué si on travaille seul, mais est simple et très rapide en travaillant à plusieurs.
Nous avons appris cette méthode de traitement en allant à la rencontre des autres apiculteurs et en échangeant avec eux. C’est comme ça que notre apiculture va se continuer à se développer et va survivre.

Quelques liens maintenant:

fiche technique ADARA encagement reine en cage Scalvini 2015

Article Info ADAFrance janvier 2016

article sur la cage Scalvini, journée technique apiculture bio PACA
du 17 novembre 2015

Diaporama PowerPoint à télécharger

Le diaporama PowerPoint fonctionne mal sur certains ordinateurs. Si c’est le cas pour vous pouvez le télécharger en PDF:   Diaporama en PDF

Ce diaporama peut être librement utilisé pour présenter cette technique de lutte anti varroa, utilisation commerciale interdite.

Site internet de l’inventeur de la cage, Dante Scalvini

Et deux vidéos mis en ligne par  Mr Dante Scalvini avec ses coordonnées:

Encagement de la reine:

Libération de la reine:

On voit sur ces vidéos que l’apiculteur enfume très peu pour ne pas affoler la reine, donc nécessité d’avoir des abeilles douces. Et de l’utilité du rucher école de Béard Géovreissiat où nous vous  attendons dés avril 2018 pour vous aider à remplacer vos reines.