Sur France Inter, Le téléphone sonne du 31 juillet 2019: Disparition des abeilles, ça va piquer

Screenshot_2019-08-01 Le Téléphone sonne – Page 1 - France InterScreenshot_2019-08-01 France Inter – Info, Culture, Humour, MusiqueSur France Inter, émission Le Téléphone Sonne du 31juillet 2019:
Disparition des abeilles : ça va piquer
Pesticides, pratiques agricoles intensives, changement climatique, mais aussi prédateurs naturels et maladies… Depuis des années, en France et dans le monde, la mortalité des abeilles s’envole, provoquant l’appel à l’aide des apiculteurs ainsi que la mobilisation de la communauté scientifique et des pouvoirs publics.
Reines et ouvrières des ruches sont en effet un maillon essentiel de la biodiversité : indispensables à la pollinisation – le transport de grains de pollen permettant de féconder les plantes – et donc à l’agriculture, mais aussi à la production nationale de miel et d’autres produits de l’apiculture, les abeilles sont des éléments cruciaux de la chaîne alimentaire. Donc, de notre survie.
Et avec leur déclin avéré, la question de leur protection ne s’est jamais tant posée.
Quelles menaces pèsent sur les abeilles ? Que se passerait-il si elles arrivaient à disparaître ? Et quelles en seraient les conséquences dans nos vies quotidiennes et sur la biodiversité ?

Comment repenser leur protection dans un contexte de planète en pleine suffocation ?
Quelles politiques faut-il mener pour venir en aide à ces pollinisateurs ?
Comment sensibiliser davantage les acteurs institutionnels et la société civile à leur existence et à leur importance ?
Quels sont les gestes que nous pouvons pratiquer au quotidien pour les protéger ?

Les invités:

Olivier Fernandez, Président du Syndicat Apiculteurs Midi-Pyrénées et secrétaire du Syndicat National des Apiculteurs (SNA)

Axel Decourtye, Ecotoxicologue, responsable de l’Unité protection des abeilles à Avignon, directeur scientifique et technique de l’institut de l’abeille, membre de l’ACTA.

Jean-Noêl Peché, Apiculteur en Seine-et-Marne

Référence: Les abeilles, des ouvrières agricoles à protéger, écrit par Axel Decourtye (Éditions France Agricole et Acta Éditions)

Écoutez l’émission sur ce lien

Le Groupement de Défense Sanitaire de l’Ain en visite au rucher école de Béard

Le samedi 13 juillet nous avons eu la visite au rucher de Béard de Caroline Locatelli (Vétérinaire au GDS de l’Ain), d’Olivier Hartnagel, (Vétérinaire du plan sanitaire d’élevage de la section apicole du GDS01), et de Thierry Chavant, président de la section apicole du GDS 01.

Alin Henry, Caroline Locatelli, Gérard Dupérier et Olivier Hartnagel.

Alain Henry co-président du RHB01, Caroline Locatelli, vétérinaire du GDS01, Gérard Dupérier, co-président du RHB01 et Olivier Hartnagel vétérinaire de la section apicole du GDS01.

Présentation de la ruche éleveuse aux vétérinaires

Présentation de la ruche éleveuse aux vétérinaires

Contrôle de ponte

Contrôle de ponte.

Visite des miniplus

Visite des miniplus

Le groupe des élèves.

Le groupe des élèves.

Les vétérinaires ont profité de la visite au rucher pour distribuer les traitements anti varroas.

Les vétérinaires ont profité de la visite au rucher pour distribuer les traitements anti varroas.

Olivier Hartnagel et Thierry Chavand ont ensuite expliqué le fonctionnement du GDS01 et de la section apicole du GDS et de son plan sanitaire d’élevage.

Thierry Chavant, président de la section apicole du GDS01

.Thierry Chavand, président de la section apicole du GDS01.

Cette belle matinée riche d’échange d’idées, où tous ont pu constater que la dynamique du groupe était bien toujours là, s’est terminée autours du verre de l’amitié, où nous a rejoint Laurent Comtet, maire de Béard-Géovreissiat.

Et les échanges ont continué ensuite pendant le barbecue des animateurs et de leurs conjoints (tes) qui a suivi. Caroline Locatelli et Thierry Chavant ont gentiment accepté notre invitation à ce barbecue.
Belle journée riche d’enseignements pour tous, à refaire.

L'article paru

L’article paru dans Le progrès du 20 juillet 2019

La vie du Rucher du Haut Bugey en photos

Quelques images de l’activité du rucher ce printemps, d’abord la fabrication des ruches, ruchettes et hausses par notre équipe de menuisiers:

Explications techniques

Explications techniques.

Montage des ruches.

Montage des ruches.

Fraisage des poignées.

Fraisage des poignées.

Et voilà le travail.

Et voilà le travail.

L'équipe des menuisiers bénévoles.

L’équipe des menuisiers bénévoles.

Un grand merci à notre équipe de menuisiers, Alain, Yves et Gérard, sans oublier notre fidèle Marc qui a aussi participé au chantier, mais n’ apparait pas sur les images, étant chargé du reportage photo.

Quelques images du chantier du toit du second bungalow:

ggg

Montage de la charpente.

hh

Pose des liteaux.

jjj

Vue générale du chantier.

Pause bien méritée.

Pause bien méritée.

Dernière finitions sous la pluie.

Dernières finitions sous la pluie.

Merci à toute l’équipe des charpentiers qui ont travaillé avec enthousiasme dans la joie et la bonne humeur à la réalisation de ce chantier. Un grand merci à notre chef charpentier Christian, pour son aide, ses conseils techniques, et la fourniture d’une partie des matériaux.

Et maintenant les image de l’activité du rucher par mauvais temps:

Vue générale du rucher.

Vue générale du rucher.

Suppression des cellules dans les miniplus à l'abri.

Suppression des cellules dans les miniplus à l’abri.

Attention, famine dans les ruches

Alerte pour tous, à la suite des mauvaises conditions météo de ce mois de mai, pluie, froid et bise, la famine s’est installée dans nos ruchers du Haut Bugey.

Plusieurs apiculteurs ont déjà perdu des colonies, les nombreux essaims que vous avez pu récupérer n’ont aucune réserve, les reines ne pondent pas et ces colonies vont mourir de faim avec la météo annoncée pour la semaine à venir. Et avec le mauvais temps, les jeunes reines de vos ruches ayant essaimé risquent de ne pas pouvoir se faire féconder, n’ hésitez pas à regrouper vos colonies les plus faibles.

Il vous faut donc intervenir d’urgence et nourrir vos colonies pendant qu’il est encore temps. Contrôlez même les ruches qui ont déjà des hausses, il est probable que vos abeilles aient tout consommé ce qu’elles avaient récolté en miel de printemps.

 

Un nouveau départ pour le rucher école de Béard Géovreissiat

Le samedi 4 mai, malgré un temps exécrable, 28 apiculteurs passionnés se sont retrouvés à Béard pour le redémarrage du rucher associatif.

Si vous voulez apprendre à élever vos reines si vous êtes déjà apiculteur, apprendre l’apiculture si vous débutez, où juste vous renseigner sur les abeilles et leur élevage, nous vous attendons tous les mercredi et samedi matin au rucher.

Article du Progrès du 8 mai 2019

Article du Progrès du 8 mai 2019

 

Démarrage du rucher école de Béard-Géovreissiat le samedi 4 mai 2019

Fonctionnement  du Rucher Ecole d’élevage de Reines de l’association Rucher du Haut Bugey à Béard Géovreissiat :

Le rucher école d’élevage de reines de l’association Rucher du Haut Bugey sera prêt à vous accueillir à partir du samedi 4 mai 2019 pour vous aider et vous apprendre à remplacer les reines de vos colonies.
Pour changer vos reines, vous devrez être adhérents de l’association Rucher du Haut Bugey.
Le montant de l’adhésion 2019 sera de 15€ et vous permettra d’être assuré lors des activités du rucher.
Une somme de 5€ par reine vous sera demandée pour participer aux frais d’élevage.

 

Dans quels cas remplacer ses reines ?

                     Plusieurs raisons à cela, certaines colonies peuvent être trop agressives, donc difficiles à travailler, certaines colonies sont très essaimeuses et se vident de leurs abeilles au printemps, parfois au point de ne donner aucune récolte, mais aussi, alors que tous les manuels d’apiculture donnent pour les reines une longévité théorique importante (5 ans), il n`en est pas souvent ainsi dans les faits car les reines actuelles sont prolifiques beaucoup moins longtemps. Une reine de trois ans ne pondra plus suffisamment pour maintenir la colonie en bonne santé, aussi il est préférable de ne travailler qu’avec des reines de 1 ou 2 ans. La baisse de fécondité des reines est probablement due à des problèmes environnementaux, (traitements des cultures ? réchauffement climatique qui prolonge la ponte presque tout l’hiver ? ou encore une mauvaise fécondation par les mâles qui subissent aussi les aléas environnementaux ?)

Protocole de remplacement des reines au RER de Béard :

Pour changer vos reines, il vous suffira d’amener au rucher école de Béard un nucleus composé de :
*  1 cadre de cire bâtie
*  1 cadre de provisions avec pollen
*  2 BEAUX  cadres de couvain operculé qui vont apporter un maximum de jeunes abeilles à naitre pour aider la reine. Le couvain de mâles éventuellement présent sur ces deux cadres sera impérativement détruit avant d’amener le nucleus au rucher d’élevage, pour éviter la pollution génétique de nos reines lors de leur vol de fécondation.
*  Secouer dans la ruchette un cadre d’abeilles, mais sans la reine.
*  1 autre cadre de provisions avec pollen

*  Fermer la ruchette avec une mousse ou autre de façon à ce que celle-ci soit bien étanche. Attention d’avoir une aération sur le fond de la ruchette afin d’éviter l’étouffement lors du transport.
*  Prévoir un cadre nourrisseur si votre ruchette a 6 cadres, ou un nourrisseur couvre cadre.
Ce nucleus sera préparé le jour ou la veille ou vous avez prévu de l’amener au rucher, sinon les cellules de mâles présentes vont éclore et risquer de féconder nos jeunes reines.

          Les ruches 10 ou 12 cadres ne sont pas acceptées par manque de place au rucher.
Chaque apiculteur ne pourra amener que 2 nucleis à remérer à la fois au rucher. Quand les reines de ces nucleis seront en ponte et que l’apiculteur les aura emmené, il pourra ramener 2 nucléis en remplacement si de la place est disponible au rucher.

          Chaque nucleus sera contrôlé par un animateur à son arrivé au rucher : (contrôle du bon état de la ruchette, de  l’état sanitaire, de la qualité des cires, de l’absence de reine et de couvain de mâle). Si vous n’avez pas trouvé la reine, pas de soucis, nous la chercherons avec vous.

          Pour les mêmes raisons de pollution génétique, les ruches bourdonneuses, donc pleines de mâles de souche inconnue qui risquent de féconder nos reines ne seront pas acceptées au rucher.

          Après 9 jours d’orphelinage, il n’y a plus de couvain ouvert, les cellules royales construites par les abeilles seront détruites systématiquement, et vous pourrez introduire une larve de moins de 24 heures que vous aurez appris à greffer. Les abeilles n’ayant plus d’autre possibilité d’élevage seront obligées d’accepter cette larve fille d’une reine sélectionnée. Pas d’inquiétude si vous ne réussissez pas votre greffage, il y aura toujours un animateur pour vous aider.

            Si tout s’est bien passé, entre 28 et 31 jours après la ponte de l’œuf, la jeune reine devrait commencer sa ponte et vous pourrez repartir avec votre colonie. Le départ des nucleis est impératif dès le contrôle de la ponte pour libérer de la place pour les autres apiculteurs.

Heures d’ouverture du RER :

            Le rucher sera ouvert le mercredi matin et samedi matin.

            Horaires, les mercredi et samedi matin à 8h pour les animateurs et 9h pour les apiculteurs venant remérer un nucléus.

            Les ruchettes à remérer seront amenées le samedi matin, le mercredi sera réservé aux visites des  ruches.

Matériel à fournir par l’apiculteur:

            La ruchette contenant le nuclei devra être complète, cadres cirés, nourrisseur, toit, partition éventuelle.

            Le seul matériel personnel accepté au rucher sera le vêtement de protection (voile obligatoire et gants). Pas d’enfumoirs, de lève cadre et de petit matériel perso dans le rucher, tout le matériel est sur place et désinfecté régulièrement.

            Le voile d’apiculteur et les gants devront être propres (obligatoire, une vareuse et des gants  sale peuvent  être des réservoirs d’agents pathogènes, ne prenons pas de risque inutile pour nos ruches).

Engagements pour bénéficier d’une reine :

            Aucun nucleus ne sera déposé au rucher en l’absence d’animateur et sans vérification par un animateur.

            Pour éviter tout engorgement, et le nombre de reines à produire étant limité, il nous faudra mettre en place un planning d’élevage. Merci de prévenir par mail Anne Damaggio avant d’amener vos nucleis :  annejfuentes@gmail.com

            Chaque apiculteur qui amènera une ruchette à remérer devra la suivre  impérativement jusqu’à la ponte de la nouvelle reine. (visite, nourrissement, contrôles). Vous devrez donc être présents pour visiter vos nucléis au moins une fois chaque semaine.

            Chaque ruche sera identifiée sur le toit par le nom de l’apiculteur, son numéro d’apiculteur et un numéro de téléphone.

            Les reines produites au rucher d’élevage le sont dans le but d’améliorer la pratique de l’apiculture et ne sont dans aucun cas destinées à la revente.

Comment venir au RER ?

            Pour accéder au rucher, si vous arrivez par le sud, (route de Montréal la Cluse à Nurieux, vous prenez la direction d’Izernore, vous traversez la commune de Béard, presque à la sortie il y a un panneau clignotant indiquant des passages piétons, vous ralentissez et environ 100m plus loin, vous tournez à gauche vers la rue du Four, marquée par une borne à incendie n°015. Si vous arrivez sur le ralentisseur vous avez raté la route, dons vous faites demi-tour, et vous suivez l’explication suivante. Si vous arrivez par Izernore, à l’entrée de Béard, vous allez passer sur un ralentisseur, vous continuez tout droit sur 150m et vous tournez à droite dans la rue du Four, au niveau de la borne à incendie n° 015

            Rue du Four, vous suivez le chemin goudronné en roulant au pas en direction d’une maison aux volets bleus, vous contournez cette maison par la gauche et vous continuez sur la piste en gravier sur 150m. Vous pourrez vous garer sur un emplacement élargi, mais en laissant l’accès à la cabane des chasseurs en contrebas. L’accès du rucher se trouve une quinzaine de mètres plus loin sur la droite. Si vous venez jusqu’au rucher avec votre véhicule, roulez uniquement sur la piste tassée et non dans le pré. Et stationnez uniquement sur la piste pour éviter d’écraser l’herbe. Les terrains de chaque côté sont exploités par un agriculteur, merci de respecter son travail.

Plan pour accéder au rucher.

Plan pour accéder au rucher.

Et merci à tous ceux qui nous ont aidés à monter ce rucher, en particulier :

            Xavier Combes et Olivier Garin, de la société des carrières Blanc, pour la mise à disposition du terrain.
            Jean Philippe Gavard, pour le prêt des 2 bungalows de stockage du matériel.
            Mr Laurent Comtet, maire de Béard Géovreissiat, et son conseil municipal pour leur intérêt pour ce projet et leur accueil dans leur commune.
            Et à tous les bénévoles et animateurs du rucher  du Haut Bugey qui ont toujours répondu présents quand il le fallait.
            Sans oublier Martien Monnet, qui nous a accueillis dans son rucher de Chevillard, où nous avons fait nos premières armes d’éleveurs de reines.

Plantes nectarifères et pollinifères à semer et à planter

liste_plantesLes abeilles se nourrissent essentiellement du nectar et du pollen des fleurs, leur survie dépend en grande partie de la disponibilité de ces ressources dans leur environnement. Les insectes pollinisateurs ont besoin pour leur équilibre alimentaire de butiner une grande diversité d’espèces florales agricoles, horticoles et sauvages.

L’uniformisation des paysages et l’artificialisation des territoires ont contribué à une réduction des ressources disponibles dans le temps et l’espace. Le maintien et le renforcement de la diversité floristique (arbres, arbustes, plantes annuelles…) sont essentiels à la santé des abeilles et des autres pollinisateurs.

Aussi, pour améliorer les conditions de vie des abeilles et des pollinisateurs et rendre les espaces attractifs (surfaces agricoles, bandes enherbées, jachères, jardins de particuliers et publics, abords des voies de circulation, surfaces gérées par les collectivités et les zones industrielles et commerciales), une liste de plantes attractives pour les abeilles est mise à disposition.

Cette liste répond en partie aux actions développées dans le cadre du plan de développement durable de l’apiculture, et du plan de développement de l’agroforesterie, mis en place dans le cadre du projet agro-écologique pour la France et animés par le ministère en charge de l’agriculture.Elle a été réalisée par un groupe de travail constitué autour de FranceAgriMer, avec le concours d’organismes techniques tels que Val’Hor, Astredhor, la Société nationale d’horticulture de France, l’Institut de l’abeille… et bien sûr le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation.

Sur ce lien, téléchargez la liste des plantes attractives pour les abeilles

Nouvelles du rucher école de Béard Géovreissiat.

A la suite de la démission de la majorité des membres du conseil d’administration de la section apicole du Haut Bugey et de tous les animateurs du rucher, l’équipe démissionnaire s’est organisée en association loi de 1901, et nous avons le plaisir de vous annoncer que le rucher va repartir sur de nouvelles bases. Nous allons enfin reparler d’abeilles et nous consacrer entièrement à l’enseignement de l’élevage de reines et aux initiations à l’apiculture.

Vous serez toutes et tous les bienvenus sur notre site des carrières Blancs à Béard. Nous vous invitons à venir nous rejoindre pour que, comme par le passé, vous puissiez remérer vos colonies avec des reines de qualité.

Qu’est-ce qui va changer pour vous cette année?

Rien, pour ceux qui ont déjà acquitté votre cotisation 2019 à une autre structure ou association. Vous pourrez venir remérer vos colonies au RHB 01, toute l’équipe vous accueillera avec plaisir. Une somme modique de 15€ vous sera simplement demandée pour l’adhésion à la nouvelle structure (pour une question d’assurance) ainsi que 5€ par reine pour participer aux frais d’élevage.
Par contre pour les apiculteurs non adhérents à une structure apicole, (et pour tous à partir de 2020) nous sommes en mesure de vous proposer une adhésion complète avec assurance de vos ruches et abonnements à une revue apicole.
Et surtout vous apporter beaucoup de conseils pour prendre soin de vos abeilles.

Sur ce lien les statuts de l’association RHB 01

Lien vers le bureau de l’association

Et pour les apiculteurs déjà adhérents à une autre structure, vous pouvez télécharger sur le lien suivant un bulletin d’adhésion 2019 au RHB 01:

Bulletin d’adhésion 2019

Si vous n’adhérez à aucune structure et désirez adhérer au Rucher du Haut Bugey et assurer vos ruches, contactez nous sur le lien suivant:

Lien vers le formulaire de contact

Toute l’équipe du Rucher du Haut Bugey de Béard vous souhaite une très bonne année apicole.

Ecran

Une application pour compter les varroas.

Une bonne nouvelle pour les apiculteurs qui ont été confrontés aux fastidieux comptages des varroas sur les langes graissés, après un traitement choc par exemple. Des étudiants de l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne travaillent sur une technologie pour compter facilement ces parasite.

Un bel exemple de nombreuses chutes de varroas après un traitement suivant un encagement de la reine en cage Scalvini.

Un bel exemple de nombreuses chutes de varroas après un traitement suivant un encagement de la reine en cage Scalvini, plus de 4000 varroas sur ce tiroir.

En collaboration avec un apiculteur, des étudiants et des chercheurs de l’EPFL sont en train de  développer une application permettant de comptabiliser automatiquement les varroas dans les ruches.

Sur ce lien, l’article de la Tribune de Genève qui publie cette information.

Et une vidéo d’explication avec l’apiculteur Alain Bugnon, à l’origine du projet et le professeur Jean Philippe Thiran, professeur associé au laboratoire de traitement des signaux 5 de l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne.

Voilà une belle appli qui va bien simplifier la vie de tous ceux qui font des recherches pour trouver un jour une abeille VSH, qui se défendra seule sans traitement contre Varroa.

V

Contamination et adultération des cires d’abeilles

     Très souvent des apiculteurs en France, Belgique, Italie, Allemagne, et un peu partout sur toute la planète font état de problèmes avec des lots de cire gaufrée, (refus des abeilles de bâtir ces cires gaufrées, refus de la reine de pondre sur ces cadres, mortalité de couvain, mauvaise tenue de certaines cires pouvant aller jusqu’à l’effondrement des bâtisses, contamination de certaines cires par des molécules chimiques).
Le regain d’intérêt pour l’apiculture professionnelle et l’apiculture de loisir, les faibles récoltes de certaines années ne permettent pas l’autosuffisance en cire, entrainant un prix élevé de la cire et rendant ainsi le marché attractif à toutes les solutions pour combler la demande : importation de cires asiatiques, africaines et autres, chargées en produits chimiques parfois toxiques pour les abeilles, mais aussi parfois rajout de produits pétroliers pour « rallonger » la sauce (paraffine et stéarine par exemple).

En mars 2017, au congrès européen d’apiculture de Piacenza en Italie, les conférence:
Feuilles de cire gaufrées létales: un nouveau scandale de la cire, par: Sebastian Spiewok, Deutsches Bienen-Journal (DE) – Markus Gann, Imkerei Bee-Gann (DE)
et    Cire empoisonnée. Contaminations et adultérations, par Chiara Concari, Unaapi (IT) – Stefano Fenucci, Il Pungiglione (IT)
nous ont bien montré la gravité de ces problèmes.
En dessous, la photo d’un cadre de couvain dont la cire a été adultérée avec de la stéarine, toxique pour les larves. (photo de Marcus Gann) et sur ce lien, d’autres photos de Markus Gann montrant des cires adultérées avec de la stéarine
cire stearine
En même temps que le congrès, se tenait le salon Apimell, où il y avait de nombreux stands de marchands de cire, les 2 chercheurs allemands sont allés chercher des échantillons sur chaque stand et les ont testés : seuls 2 sur une vingtaine n’étaient pas adultérés!
On peut aussi trouver dans la cire des résidus de traitements anti varroas, (acaricides), des pesticides présents dans le nectar et le pollen des fleurs butinées et d’autres contaminants présents dans l’environnement. Ces molécules sont liposolubles, donc absorbées par les corps gras de la cire, et persistent très longtemps dans la cire.On retrouve encore aujourd’hui dans celle-ci du coumaphos dont l’utilisation est pourtant interdite depuis 2002.
La cire peut aussi véhiculer des agents biologiques tels que des bactéries (spores de loque américaine ou européenne) ou des parasites (spores de Nosema par exemple). L’utilisation de feuilles contaminées peut être responsable de la diffusion d’épizooties comme la loque américaine, pouvant entrainer des problèmes sanitaires impactant l’ensemble de la filière apicole.
Sur les liens suivants, vous trouverez des infos plus complètes sur l’état des cires utilisées en France par les apiculteurs:

Document de l’ Ada-Aura du 15/11/2016 sur la contamination des cires.

Article de l’Itsap sur l’état des lieux des cires à usage apicoles utilisées en France.

Thèse du Docteur Vétérinaire Agnès Schryve citée dans le document de l’Itsap.

Il est donc nécessaire d’utiliser des nouvelles feuilles de cire indemnes de ces agents pathogènes.
     Dans les corps de ruches, les cires sont les plus contaminées et leur remplacement est devenu obligatoire. Il faudrait au minimum remplacer 2 cadres de corps dans les ruches D10 chaque année, certains apiculteurs préconisant même 3 ou 4. Une bonne habitude est de marquer les cadres que vous introduisez d’un point de la couleur des reines de l’année, ce qui permet de reconnaitre les plus anciens à enlever.
Mais il faut impérativement détruire ces cadres car si vous récupérez la cire et si vous la remettez dans le circuit, les contaminants vont rester éternellement dans les cires du commerce. De plus en plus de ciriers n’acceptent d’ailleurs plus de cire de corps. Il faut utiliser uniquement la cire d’opercules, et mieux même uniquement votre cire d’opercule. Certains ciriers gaufrent à façon des petits lots de cire, ce qui vous permet d’utiliser uniquement la cire de vos abeilles, sans qu’elle soit mélangée avec de la cire de provenance inconnue. Une bonne pratique pour obtenir plus de cire d’opercules est d’utiliser des hausses avec 8 cadres sur des ruches D10, les abeilles vont plus étirer les cellules pour stocker le miel et vous donneront plus d’opercules. Mais encore faut-il que les abeilles récoltent du miel, et ça c’est une autre histoire…..
Du vrai travail de pro.
     Et si vous portez à un cirier de petits lots de cire à gaufrer, encore faut-il que votre cire soit de bonne qualité. Elle peut contenir beaucoup d’impuretés, ce qui vous fera perdre des feuilles gaufrées. Voilà ci dessous un exemple de ce que l’on devrait plus jamais trouver dans un lot de cire à faire gaufrer. Souvent les apiculteurs se regroupent à plusieurs pour avoir un volume de cire suffisant à faire gaufrer, des pains de cire comme ça vont pénaliser les autres apiculteurs du groupe en augmentant le pourcentage d’impuretés enlevé par le cirier.  IMG_2969

La cire peut avoir été surchauffée au moment de la couler en pain, ce qui lui fera perdre des qualités, et peut avoir une vilaine couleur grisâtre si elle a été fondue dans des récipients inadéquats. Les vieux baquets, lessiveuses et récipients galvanisés et rouillés sont mieux en déchetterie que dans votre atelier de fonte de cire, idem pour les anciennes chaudières à cire en métal galvanisé qui noircissent la cire.
     Il est conseillé d’utiliser des récipients en inox ;pour ma part,  j’utilise un faitout d’une quinzaine de litres,(on en trouve des peu chers en supermarché lors de « foire à l’inox »), et pour les pains de cire j’utilise comme moules des gamelles inox pour chiens achetées au rayon animaux de grandes surfaces dont le prix est d’ environ 3€.
IMG_5762
     Je vais vous montrer en photos ma méthode simple et efficace.
     D’abord, il faut rincer vos opercules,car si vous les fondez encore gluantes de miel, ça va écumer un maximum au chauffage, et 5kg de cire fondue qui débordent sur le carrelage, c’est pas simple à rattraper.
     Je commence à les recouvrir d’eau dans le seau où elles sont et je les laisse souvent tremper une nuit pour bien diluer le miel restant.
IMG_5751      Ensuite je rince ces opercules dans un tamis ; évitez de faire ça en pleine journée s’il fait chaud, car il y a un fort risque de pillage( je le fais le soir et je laisse égoutter la nuit). L’idéal est de le faire  par temps pluvieux, tout est bien rincé au matin.IMG_5753IMG_5755
      Ensuite fonte des opercules, il faut impérativement mettre de l’eau au fond du récipient de fonte,  environ 5cm. La température d’ébullition de l’eau est de 100°C, la t°de la cire fondue ne montera pas au delà et la cire conservera ses qualités.IMG_5766     On rajoute la cire et on commence à chauffer : attention, il faut impérativement surveiller tout le temps car vous risquez l’incendie si vous oubliez la gamelle sur le feu et que toute l’eau s’évapore.
IMG_5767
      Ça va mousser en fin de fonte, si l’écume monte trop, diminuez le feu.
IMG_5770IMG_5773     Je laisse en ébullition pendant 10 ou 15mn, çe qui va permettre de tuer les bactéries, spores et autres qui peuvent se trouver dans la cire. Ça n’est pas suffisant pour tuer les spores de loque américaine, mais comme cette cire provient de vos ruches et que vous êtes d’excellents apiculteurs, vous n’avez pas de loque américaine dans vos ruches….?
     Et cette ébullition prolongée va permettre à toute l’écume grisâtre de la photo précédente de passer dans l’eau de la gamelle.IMG_5775     Quand l’écume a cette belle couleur jaune, j’enlève la gamelle du réchaud et je laisse décanter 1/4 d’heure. Il faut enlever la gamelle du réchaud, les pattes du réchaud restant très chaudes, et produisent des mouvements de convection dans la cire fondue perturbant la décantation. Pendant cette décantation, les gouttelettes d’eau présentes dans la cire sont toutes redescendues au fond en entrainant la majorité des impuretés avec elles.
     Quand la cire est bien décantée, je la coule dans un moule, en ne prélevant que la surface avec une louche, sans brasser le fond ce qui risquerait de faire remonter des débris. Je la passe dans une passoire pour enlever les gros débris éventuels.
IMG_5779IMG_5786     Il faut s’arrêter de prélever la cire fondue avant d’arriver à la couche d’eau et d’impuretés du fond. Si on travaille avec précaution, on voit les débris par transparence à travers la cire fondue.
IMG_5785      Une fois solidifié, ce qui reste dans le récipient de fonte va vous donner une galette de cire avec en dessous tous les débris qui ont surnagé sur l’eau.
IMG_5756
     Un bon coup de brosse dure et un passage au jet vont enlever la majorité des débris et votre galette de cire presque propre pourra être utilisée à la prochaine fonte d’opercules.
IMG_5758
     Cire épurée en cours de solidification.
IMG_5790
     Cette première fonte va vous donner une cire exempte de gros débris.IMG_5761
     Mais au démoulage elle contient encore des petites impuretés.
IMG_5760     Je fonds mes opercules au fur et à mesure de mes récoltes, ça m’évite de retrouver des seaux d’opercules mal rincées et humides vertes de moisissures à l’automne.
     Les pains de cires même contenant des impuretés comme celui là se conservent très bien sans être attaqués par la fausse teigne jusqu’à l’hiver. 
     Et quand la mauvaise saison est là, je reprends mes pains de cire et je recommence la même opération en coulant des pains plus gros que ceux de la première fonte. J’utilise la casserole inox d’une ancienne cocotte minute réformée mais attention de bien prendre une cocotte avec des poignées soudées car si elles sont rivetées, le démoulage du pain sera impossible à cause des têtes des rivets. Par sécurité, je mets dans ma passoire une toile nylon très fine pour enlever les éventuels débris nageant dans la cire.
IMG_5793
     Et si vous avez bien travaillé, voilà ce que vous devez obtenir : un pain de cire quasiment sans impureté que votre cirier va gaufrer avec plaisir.
IMG_6118     Une astuce pour le démoulage : si vous utilisez une casserole, les bords sont verticaux et le démoulage difficile. Une fois que la cire est dure, mettez la casserole au congélateur quelques heures. Le retrait de la cire au froid est plus important que le retrait de l’inox, le pain de cire va se décoller de la casserole et se démouler facilement.