Inventaire des insectes pollinisateurs

Cliquez sur l’affiche du projet pour l’agrandir.

Actuellement, on observe en France et en Europe une diminution de la diversité des insectes pollinisateurs, ce qui entraine des conséquences sur le fonctionnement des écosystèmes.


2010 a été déclarée Année Internationale de la Biodiversité par l’ONU.


Cette année est donc plus que jamais l’occasion d’observer la biodiversité en lançant une expérience géante de science participative. Avec 60 millions d’observateurs la nature a un meilleur avenir devant elle.

Si vous êtes intéressés par ce projet ce lien vous en donnera tous les détails

Solutions locales pour un désordre global, un film à voir

Bonjour à tous,

J’ai vu en avant première au cinéma Atmosphère à Oyonnax le film de Coline Serreau:

« Cliquez sur le lien pour voir un extrait édifiant de ce film

Je conseille à tous, apiculteurs, jardiniers, consommateurs inquiets de la dégradation de notre alimentation et de l’état de la planète d’aller voir ce documentaire sur les solutions proposées partout dans le monde par des cultivateurs, des scientifiques qui pensent qu’il n’est pas trop tard mais qu’il faut agir maintenant.

Un complément optimiste au film de Jean Paul Jaud « Nos enfants nous accuseront »

Cliquez sur le lien pour voir la bande annonce du film:

« Solutions Locales », la bande annonce du film


Maladies des abeilles: La nosémose

La nosémose de l’abeille est une maladie des abeilles adultes  qui affecte le tube digestif et provoque des diarrhées aiguës pouvant aller jusqu’à la mort de l’abeille et causer la perte de la colonie si de nombreuses ouvrières sont touchées. Jusqu’à une époque récente, cette affection était provoquée par la multiplication rapide d’un parasite de l’épithélium intestinal, Noséma apis appartenant au groupe des Microsporidies.
Ce sont des organismes unicellulaires proches des levures qui se développent à l’intérieur d’une cellule et s’y différencient en spores. Noséma apis, découvert en 1909 par Zander a été classé à l’origine dans l’embranchement des protozoaires mais des recherches au niveau moléculaires ont fait reclasser en 2006 Noséma dans les Fungus (Champignons).

Vous pouvez cliquer sur les photos pour les agrandir.

 

Traces de diarrhée provoquées par la Nosémose sur la face avant d'une ruche.

 

Plus récemment, un autre microsporidé, Noséma Ceranae a été mis en évidence en Europe (Higes et al. 2006). Les spores produites par les deux espèces de Noséma ont des formes très similaires et ne peuvent qu’être difficilement différenciées par la méthode de microscopie optique classique. Il est nécessaire d’utiliser des techniques de biologie moléculaire  afin d’identifier les infections ou les co-infections par chacun de ces pathogènes. Noséma Ceranae a même été trouvé dans des échantillons provenant de ruches de l’ile d’Ouessant dont l’isolement est très strict depuis 1976. (les abeilles d’Ouessant sont indemnes de Varroase). Ce parasite est peut être présent dans nos ruches depuis la découverte de Noséma Apis au début du siècle mais les techniques de laboratoire de l’époque n’ont pas permis de différencier les deux. Sa virulence accrue depuis quelques années s’explique peut être par une meilleure adaptation à notre abeille Apis Melliféra. (A l’origine c’est un parasite de l’abeille asiatique Apis Ceranae, comme l’était Varroa qui a su s’adapter à nos abeilles).


 

Spores de Noséma Apis et Noséma Céranaé

Les différences les plus significatives entre les deux types de Nosémoses  sont l’absence de traces de diarrhée et la rapidité de la disparition de la colonie avec Noséma ceranae . Les abeilles peuvent mourir dans un délai de 8 jours après exposition à Noséma ceranae. Les butineuses semblent être les plus touchées. Elles quittent la colonie et sont trop faibles pour le retour.

Évolution de la maladie:

Souvent ingéré avec le miel, le spore de noséma éclate au niveau de l’intestin. Sous l’effet du milieu, le filament polaire se déroule, va se fixer sur la membrane du ventricule et perce une cellule de la paroi. Le germe amiboïde contenu dans le spore va migrer dans la cellule à travers le filament. Là il parasite, se divise, détruit la cellule. Les germes deviennent des spores et vont ré-infester d’autres cellules. La maladie est déclarée. La multiplication est très rapide, bientôt la membrane va se déchirer, la nourriture et l’hémolymphe vont se mélanger. L’abeille est condamnée.

 

Shéma d'une spore de Noséma

 

 

Le filament polaire se la spore a été dévaginé et va permettre à celle ci de se fixer à la cellule de l'estomac de l'abeille.

 

Causes favorisantes :

les ruches mal exposées, trop ombragées.

– Les périodes longues de claustration lors des temps pluvieux les abeilles contaminées vident leur intestin dans la ruche et contaminent les nettoyeuses.

– Un déséquilibre de nettoyeuses qui éliminent la maladie en avalant les déchets et les rejettent à l’extérieur.

– Hivernage sur du  miellat difficile à digérer et qui laisse des résidus dans l’intestin de l’abeille.

-Nourrissement trop tardif.

– Pillages, matériels souillés.

– Colonie affaiblie (Pesticides, Varroase).

– Les vieilles abeilles sont plus fragiles à cause du renouvellement plus lent des cellules.

-Cires trop anciennes, les spores de Noséma sont toujours présentes dans les ruches, même dans les colonies en bonne santé, mais les vieilles cires peuvent en contenir de très grandes quantités.

Prophylaxie:

– Hiverner les ruches dans un lieu sec et ensoleillé.

-Provisions d’hiver suffisantes et sans miellat.

-Éviter l’humidité dans les ruches (plancher aéré).

-Favoriser l’élevage du couvain en automne, des abeilles jeunes au corps gras bien développé résisteront mieux et aideront la colonie à bien redémarrer au printemps.

-Éviter les nourrissements trop tardifs.

-Éliminer les colonies faibles.

-Renouveler périodiquement les rayons.

-Désinfecter souvent le matériel.

Traitement:

Attention aucun traitement médicamenteux n’est autorisé.

L’acide acétique tue les spores de noséma apis:

– 4 à 8 ml d’acide acétique pur par litre de sirop 50/50, donner un litre de sirop par semaine.
– Les colonies trop faibles seront détruites

– La totalité des ruches du rucher seront traitées

Autre traitement, le vinaigre :

Faire un sirop avec 60% de sucre et 40% d’eau, ajouter à froid 50 g de vinaigre de cidre et 2 ml d’acide acétique pur par litre de sirop. Le PH du sirop qui est de 8,06 va passer à 3,44 ce qui va empêcher le développement des spores de noséma dans l’intestin de l’abeille.

Traitement avec le Protofil (alcoolysat de plantes stimulant la sécrétion d’enzymes digestives, n’est pas un médicament) :

Ajouter 1,7 cl de Protofil dans 1 litre de sirop de nourrissement, renouveler l’opération 15 jours plus tard au printemps et en fin d’été.
Au total donner entre 5 et 8 cl de Protofil par ruche et par an en fonction de la taille de la colonie.

Quelques liens qui vous donneront encore beaucoup de renseignements sur la Nosémose:

Sur le site www.beekeeping, un article paru dans Abeilles et fleurs sur l’opportunisme de Noséma Ceranae

Sur le site du GDSA27 deux articles très pédagogiques sur la Nosémose (Patientez un peu, ils sont un peu longs à télécharger!

Nosémose 1
Nosémose 2

Qualité du miel

Le miel, qui peut se consommer sans aucune transformation à la sortie de la ruche,qui se conserve sans problème ( pas besoin de stérilisation, de conservateur ni de congélateur) est un produit naturel exceptionnel.

Malheureusement il peut être altéré de nombreuses manières si les conditions d’élevage des abeilles, l’extraction et la conservation ne sont pas menées avec beaucoup de rigueur.


Pour l’apiculteur de loisir qui veut obtenir un miel de qualité, l’emplacement des ruches qui détermine la zone de butinage est très important. Une floraison variée tout au long de la saison donnera des abeilles en bonne santé et un miel de qualité alors que les zones de monocultures, si elles peuvent donner ponctuellement de bonnes récoltes (colza, tournesol) peuvent voir les colonies souffrir de disette après la floraison. Attention aux risques des traitements phytosanitaires des cultures (dispersion par le vent, traitements pendant la floraison).
Attention aussi aux zones d’élevage. En période de sècheresse les abeilles peuvent aller chercher l’eau nécessaire à la colonie dans des endroits aussi variés que les abreuvoirs à volailles (des antibiotiques venant de ces abreuvoirs peuvent se retrouver dans le miel) ou même dans le jus s’écoulant des tas de fumier (ce qui va donner une désagréable odeur d’étable au miel).
Attention aussi à la récolte, un enfumage trop important à la récolte peut donner un gout de fumée au miel.
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Remplacement des vieux rayons par des cires gaufrées.

La cire, unique matériau de construction des alvéoles constitue l’environnement permanent des abeilles. La reine y pond, elles y naissent, y stockent leur nourriture et y meurent parfois en cas de maladie. Dans certaines infections comme les loques, elles peuvent rester contaminées pendant de longues années. (Les spores de Bacillus Larvae, agent de la loque américaine, peuvent rester vivantes plusieurs dizaines d’années dans une ruche et la maladie se déclarera lors d’un affaiblissement de la colonie.)
Les abeilles, qui évoluent dans un environnement de plus en plus pollué peuvent ramener dans la ruche des molécules de pesticides qui sont très souvent lipo-solubles et qui vont se fixer dans la cire. Les acaricides utilisés dans les traitements contre la varroase vont aussi libérer des molécules qui vont s’accumuler dans les cires. Lire la suite

Maladies des abeilles :Les loques

Les loques sont un véritable fléau en apiculture de loisir mais  passent régulièrement inaperçues par l’apiculteur et même sont souvent transmises  de ruches à ruches, voir de ruchers à ruchers par négligence. Je prépare à ce propos un article sur les cires qui peuvent être les vecteurs de nombreuses pathologies et qui doivent être régulièrement remplacées dans vos ruche.


Loque américaine, les larves sont liquéfiées sous forme de pâte filante

Loque américaine, les larves sont liquéfiées sous forme de pâte filante

Loque européene, les larves sont déssechées et n'adhèrent pas à la paroi de la cellule.

Loque européene, les larves sont déssechées et n’adhèrent pas à la paroi de la cellule.

En cliquant sur les liens suivants vous accéderez au site du GDSA 27 et à ses fiches sanitaires très pédagogiques sur les loques:

Cycle et symptômes de la loque américaine

Gestion de la loque américaine

La loque européenne

En cliquant sur le lien suivant vous accéderez à la fiche sur la lutte contre la loque américaine par la méthode du transvasement, publiée sur le site du GDSA 38:

 

Méthode du transvasement dans la lutte contre la loque américaine

Modification du piège à frelon asiatique

A la suite des campagnes de piégeage dans le sud ouest, les piégeurs ont remarqué certains défauts dans le piège sélectif de Jacques Blot. En effet les effluves libérées par les appâts s’échappaient par les trous latéraux du manchon plastique et non par l’embout de l’entonnoir, attirant les frelons vers ces mêmes trous trop petits pour eux.
De plus, les petits insectes pris dans le piège ne trouvent pas les sorties latérales et tentent de s’échapper vers le haut.
Le piège J.Blot a donc été modifié pour que l’odeur des appâts et les petits insectes sortent par le haut du piège.
Le site du Rucher du Périgord présente le plan du piège modifié.
Samedi 23 janvier, j’ai assisté à la conférence de Gilles Fert à Annecy et il nous a présenté un modèle de piège modifié. J’ai pris une (mauvaise) photo avec mon téléphone de l’entrée modifiée de ce piège.
A remarquer que les piégeurs ne mettent plus de bouchon à l’entrée de l’entonnoir. Le trou oblong de 7mm du premier piège ne laissait peut être pas entrer les femelles fondatrices? Si vous avez une explication merci de me la communiquer.
Cliquez sur le plan et la photo pour les agrandir

schéma piège J Blot modifié

schéma piège J Blot modifié

entrée modifiée du piège

entrée modifiée du piège

Registre d’élevage

Le registre d’élevage est obligatoire pour tous les apiculteurs qui commercialisent, ou à l’extrême, donnent le produit de quelques ruches à leur famille, voisins et amis, conformément à l’arrêté du 5 juin 2000.
Cliquez sur le lien pour consulter le texte de l’arrêté du 5 juin 2000:
arrêté du 5/6/2000

Dans le registre d’élevage, plusieurs éléments doivent être regroupés :
_ Les coordonnées du détenteur, les interventions effectuées dans chaque rucher et leur date.
_ Différents documents tels que le récépissé de la déclaration de ruche à la Direction Départementale de la Protection des Populations, (DDPP, ex Direction des Services Vétérinaires), les analyses relatives aux maladies et les ordonnances du vétérinaire et leur facture.

Ce document est à conserver pendant 5 ans.
Attention aucune page ne doit être détruite, arrachée.

Quelle est l’utilité du registre d’élevage ?

Tout le monde a pu constater ces dernières années que les problèmes de sécurité alimentaire sont nombreux : vache folle, listéria des fromages, dioxine, produits chimiques dans les sodas…
Dans ces conditions, il est important, en cas d’anomalie, de pouvoir remonter la filière (du producteur au consommateur : c’est la traçabilité), de connaître l’ensemble des manipulations réalisées (traitements vétérinaires, récolte, conditionnement…).
L’apiculture ne peut échapper à cette évolution qui doit être prise par tous comme positive et non comme coercitive.

Vous pouvez télécharger un registre d’élevage vierge en cliquant ici:

registre d’élevage vierge

Invasion du frelon asiatique

Vous pouvez visionner un très bon reportage de France3 Aquitaine sur le frelon asiatique en cliquant sur le lien suivant:

Vidéo de France3 Aquitaine sur le frelon asiatique

Cette vidéo est tirée du blog « JP33 » où vous trouverez de nombreuses infos sur Vespa Velutina et ce qui nous attend quand il va arriver chez nous. De nombreuses raisons pour se préparer à la lutte!

Frelon asiatique

Une info inquiétante dans l’Abeille de France de novembre 2009 sur l’arrivée possible du frelon asiatique dans le département de l’Ain. Cette information reste cependant à confirmer scientifiquement.
Quoi qu’il en soit, il faut dés à présent nous préparer à l’arrivée de ce redoutable prédateur.
Le piégeage au printemps des femelles fondatrices semble donner de bons résultats, mais le piégeage sans précaution est à éviter. Il faut utiliser obligatoirement le modèle de piège sélectif dont vous trouverez les plans sur ce blog, tous les autres modèles de pièges ont un impact trop important sur la biodiversité en détruisant de nombreux insectes utiles.