Rucher école d’élevage de reines de la Section apicole du Haut Bugey.

Le rucher école d’élevage de reines de la section apicole du Haut Bugey, à Béard-Géovreissiat va commencer ses activités dans les jours à venir, nous sommes prêts à vous accueillir pour vous aider et vous apprendre à remplacer les reines de vos colonies.

Sur cette vidéo d’Alice Bomboy, un résumé des activités du rucher école.

Dans quels cas remplacer ses reines ?

Plusieurs raisons à cela, certaines colonies peuvent être trop agressives, donc difficiles à travailler, certaines colonies sont très essaimeuses et se vident de leurs abeilles au printemps, parfois au point de ne donner aucune récolte, mais aussi, alors que tous les manuels d’apiculture donnent pour les reines une longévité théorique importante (5 ans), il n`en est pas souvent ainsi dans les faits car les reines actuelles sont prolifiques beaucoup moins longtemps. Une reine de trois ans ne pondra plus suffisamment pour maintenir la colonie en bonne santé, aussi il est préférable de ne travailler qu’avec des reines de 1 ou 2 ans. La baisse de fécondité des reines est probablement due à des problèmes environnementaux, (traitements des cultures ? réchauffement climatique qui prolonge la ponte presque tout l’hiver ? ou encore une mauvaise fécondation par les mâles qui subissent aussi les aléas environnementaux ?)

Protocole de remplacement des reines au RER de Béard.

Pour changer vos reines, il vous suffira d’amener au rucher école de Béard un nucleus composé de :
1 cadre de cire bâtie
1 cadre de provisions avec pollen
1 cadre de couvain ouvert.
1 BEAU cadre de couvain operculé qui va apporter un maximum de jeunes abeilles à naitre pour aider la reine.
Secouer dans la ruchette un cadre d’abeilles, mais sans la reine.
1 autre cadre de provisions avec pollen
Fermer la ruchette avec une mousse ou autre de façon à ce que celle-ci soit bien étanche. Attention d’avoir une aération sur le fond de la ruchette afin d’éviter l’étouffement lors du transport.
Prévoir un cadre nourrisseur si votre ruchette a 6 cadres, ou un nourrisseur couvre cadre. Par manque de place au rucher, nous n’acceptons que les ruchettes D5 ou D6, pas les ruches.
Ce nucleus sera préparé le jour ou la veille ou vous avez prévu de l’amener au rucher, sinon les cellules de mâles présentes vont éclore et ces mâles non sélectionnés risquent de féconder nos jeunes reines.
Pour éviter l’engorgement du rucher, vous ne pourrez amener que 2 colonies à remérer à la fois, et ces colonies devront partir du rucher dés que la ponte de la jeune reine sera constatée. Vous pourrez ramener ensuite 2 autres colonies s’il reste de la place au rucher, liste d’attente en cas d’affluence importante.
Chaque nucleus sera contrôlé par un animateur à son arrivé au rucher : (contrôle du bon état de la ruchette, de l’état sanitaire, de la qualité des cires, de l’absence de reine et de couvain de mâle). Si vous n’avez pas trouvé la reine, pas de soucis, nous la chercherons avec vous, et le couvain de mâle sera systématiquement détruit pour éviter la pollution génétique de nos souches de reines sélectionnées pour l’élevage.
Pour les mêmes raisons de pollution génétique, les ruches bourdonneuses, donc pleines de mâles de souche inconnue qui risquent de féconder nos reines ne seront pas acceptées au rucher.
Après 9 jours d’orphelinage, il n’y a plus de couvain ouvert, les cellules royales construites par les abeilles seront détruites systématiquement, et vous pourrez introduire une larve de reine d’environ 5 jours que vous aurez appris à greffer. Les abeilles n’ayant plus d’autre possibilité d’élevage seront obligées d’accepter cette larve fille d’une reine sélectionnée. Pas d’inquiétude si vous ne réussissez pas votre greffage, il y aura toujours un animateur pour vous aider.
Si tout s’est bien passé, entre 28 et 31 jours après la ponte de l’œuf, la jeune reine devrait commencer sa ponte et vous pourrez repartir avec votre colonie.

Heures d’ouverture du RER :

Le rucher sera ouvert les mardis après-midi et samedi matin.
Horaires, le mardi AM à 13h30 pour les animateurs et 14h30 pour les apiculteurs venant rémérer un nucléus et samedi matin à 8h pour les animateurs et 9 heures pour les apiculteurs.
Les ruchettes à rémérer seront amenées le samedi matin, le mardi sera réservé aux visites des ruches.

Matériel à fournir par l’apiculteur.

La ruchette contenant le nuclei devra être complète, cadres cirés, nourrisseur, toit, partition éventuelle pour les ruchettes D6.
Le seul matériel personnel accepté au rucher sera le vêtement de protection (voile obligatoire et gants). Pas d’enfumoirs, de lève cadre et de petit matériel perso dans le rucher, tout le matériel est sur place et désinfecté régulièrement.
Le voile d’apiculteur et les gants devront être propres (obligatoire, une vareuse et des gants sale peuvent être des réservoirs d’agents pathogènes, ne prenons pas de risque inutile pour nos ruches).

Engagements pour bénéficier d’une reine :

Aucun nucleus ne sera déposé au rucher en l’absence d’animateur et sans vérification par un animateur.
Pour éviter tout engorgement, et le nombre de reines à produire étant limité, il nous faudra mettre en place un planning d’élevage. Merci de prévenir par mail Anne Damaggio avant d’amener vos nuclei : annejfuentes@gmail.com
Chaque apiculteur qui amènera une ruchette à rémérer devra la suivre jusqu’à la ponte de la nouvelle reine. (visite, nourrissement, contrôles).

Nous vous fournirons une fiche de renseignements à remplir et à laisser sous le toit de ruches. Parmi les renseignements demandés, il vous faudra inscrire impérativement votre N° d’apiculteur, la déclaration des ruches étant obligatoire vous en avez tous un. Cette fiche sera à conserver et à remplir par vous jusqu’à la récolte de l’année suivante, et vous vous engagerez à nous la retourner. C’est très important pour nous permettre de suivre la descendance de nos reines souches.
Les reines produites au rucher d’élevage le sont dans le but d’améliorer la pratique de l’apiculture et ne sont dans aucun cas destinées à la revente.

Comment venir au RER ?

Pour accéder au rucher, si vous arrivez par le sud, (route de La Cluse à Nurieux, vous prenez la direction d’Izernore, vous traversez la commune de Béard, presque à la sortie il y a un panneau clignotant indiquant des passages piétons, vous ralentissez et environ 100m plus loin, vous tournez à gauche vers la rue du Four, marquée par une borne à incendie. Si vous arrivez sur le ralentisseur vous avez raté la route, dons vous faites demi-tour, et vous suivez l’explication suivante.

Si vous arrivez par Izernore, à l’entrée de Béard, vous allez passer sur un ralentisseur, vous continuez tout droit sur 150m et vous tournez à droite dans la rue du Four, au niveau de la borne à incendie.
Rue du Four, vous suivez le chemin goudronné en roulant au pas en direction d’une maison aux volets bleus, vous contournez cette maison par la gauche et vous continuez sur la piste en gravier sur 150m. Vous pourrez vous garer sur un emplacement élargi, mais en laissant l’accès à la cabane des chasseurs en contrebas. L’accès du rucher se trouve une quinzaine de mètres plus loin sur la droite. Si vous venez jusqu’au rucher avec votre véhicule, roulez uniquement sur la piste tassée et non dans le pré. Et stationnez uniquement sur la piste pour éviter d’écraser l’herbe. Les terrains de chaque côté sont exploités par un agriculteur, merci de respecter son travail.

Et merci à tous ceux qui nous ont aidés à monter ce rucher, en particulier :

Xavier Combes, de la société des carrières Blanc, pour la mise à disposition du terrain.
Jean Philippe Gavard, pour le prêt du bungalow de stockage du matériel.
Mr le maire de Béard Géovreissiat, Mr Laurent Comtet et son conseil municipal pour leur intérêt pour ce projet et leur accueil dans leur commune.
Et à tous les bénévoles de la section apicole du Haut Bugey qui ont toujours répondu présents quand il le fallait.
Sans oublier Martien Monnet, notre président d’honneur, qui nous a accueilli dans son rucher de Chevillard, où nous avons fait nos premières armes d’éleveurs de reines.

Sur ce lien vous pouvez télécharger le règlement du rucher

Sur ce lien, téléchargez une fiche de renseignements à amener avec votre ruchette

Sur ce lien, téléchargez une fiche de visite à amener avec votre ruchette

Sur ce lien, téléchargez une fiche de suivi de remérage à amener avec votre ruchette

Soutenez la candidature de la Slovénie pour l’organisation d’Apimondia 2021

La Slovénie est candidate pour organiser le congrès Apimondia en 2021. Je vous invite à soutenir ce beau projet.
apimondia-transparent-LOGO
slide6

Lien vers le site de la candidature Slovène

Pour soutenir ce projet, vous pouvez envoyer votre soutien par mail ou télécharger et remplir le formulaire de soutien sur le lien suivant et l’envoyer par mail au président de l’association des apiculteurs Slovénes, Boštjan Noč à cette adresse:   bostjan.noc@czs.si

Formulaire de soutien

unnamedunnamed 2

Rucher annexe de Béard

Mardi 21 mars, malgré un temps exécrable, une dizaine de courageux volontaires de la section se sont retrouvés pour poser la clôture d’un second rucher qui accueillera dés ce printemps des ruches de la section. Cette installation permettra de libérer de la place pour les nucléis dans le rucher d’élevage. Voilà les photos du chantier.

IMG_3311IMG_3317IMG_3326IMG_3328IMG_3333IMG_3335IMG_3339IMG_3348IMG_3350IMG_3354IMG_3355IMG_3359IMG_3361IMG_3364IMG_3370IMG_3375IMG_3377IMG_3379

IMG_4933IMG_4934Un grand merci à tous.

 

Rucher pédagogique de Châtillon sur Chalaronne, nouveau site internet.

Le rucher pédagogique de Châtillon sur Chalaronne et l’Arboretum ont maintenant un nouveau site internet.
Vous pouvez retrouver tous les renseignements sur ce lien:

Rucher Pédagogique de Châtillon sur Chalaronne

chatillon

Élever ses reines autrement, conférence de Jacques Kemp

Pour ceux qui n’ont pas pu assister à la conférence de Jacques Kemp au congrès d’apiculture de Clermont Ferrand, vous trouverez ici la vidéo de cette conférence donnée chez Apimiel en novembre 2016.
 

 

La vraie nature du miel

Un reportage du Journal Télévisé de 20h du vendredi 6 janvier 2017 sur France 2

Ce reportage confirme les infos qui ont été données le samedi 29 octobre au Congrès de Clermont-Ferrand lors de la table ronde sur le marché du miel.

Et pour ceux qu n’ont pas pu assister au congrès, vous trouverez sur le site de l’Unaf tous les documents des conférenciers sur ce lien.

Flyer Frelon asiatique dans l’Ain

Flyer frelon asiatique rectoFlyer frelon asiatique verso

Téléchargement de ce document sur ce lien

Chantier au rucher école de Béard

Lundi 12 décembre, 10 apiculteurs ont participé au chantier d’étanchéité du cabanon du rucher. Quelques photos:

Début du chantier.

Début du chantier.

Préparation des tôles.

Préparation des tôles.

Pose des chevrons

Pose des chevrons.

Vue du chantier.

Vue du chantier.

Les contrôleurs des travaux.

Les contrôleurs de la conformité des travaux.

Les véhicules des artisans.

Les véhicules des artisans.

L'outillage ne manque pas.

L’outillage ne manque pas.

Le chantier avance.

Le chantier avance.

Pose des planches de rive.

Pose des planches de rive.

Pose des tôles

Pose des tôles

Chantier terminé.

Chantier terminé.

Et un grand merci à la belle équipe de la section apicole du Haut Bugey qui fait vivre ce rucher.

Programme 2017 du Rucher École de Servas

programme-re-servas-2017Et sur ce lien vous pouvez télécharger ce programme: Programme 2017 du rucher école de Servas

Présence confirmée du frelon asiatique dans l’Ain

La mauvaise nouvelle de cet automne est la découverte du frelon asiatique dans l’Ain, sur la commune de Cormaranche sur Saône.

Je vous résume cette information qui m’ a été  envoyée par le vétérinaire du Gasa, Patrick Paubel.

Cette découverte fait suite à l’observation des premiers frelons autour du 19 octobre sur pommes, épluchures et prédation d’un rucher sur Cormaranche sur Saône.

Suite à ces observations des pièges ont été posés, un frelon capturé et la DDPP01 a envoyé les photos au Muséum d’Histoire Naturelle qui a confirmé l’identification.

Des des frelons piégés on été relâchés en 4 endroits différents et ont permis, d’après la direction des envols de localiser la position probable du nid. Ce nid sera découvert en haut d’un peuplier en bord de Saône après quelques heures de recherche.

Quelques photos des opérations:

Frelon sur épluchure

Frelon sur épluchure.

frelons sur une pomme

Frelons sur une pomme.

e.

Relâcher d'un frelon pour chercher la direction du nid

Relâcher d’un frelon pour trouver la direction du nid.

Frelon prêt à s'envoler

Frelon prêt à s’envoler.

Le nid

Le nid.

L'équipe des chercheurs avec en arrière plan le nid, à 25m de haut dans un peuplier.

L’équipe des chercheurs avec en arrière plan le nid, à 25m de haut dans un peuplier.

Le nid a été détruit jeudi 27 octobre à la demande de la DDPP, et Patrick Paubel doit en effectuer « l’autopsie » en liaison avec le muséum.

Rendez vous aux apiculteurs à l’AG de la section du Haut Bugey pour parler de ça, et pour préparer le piégeage ce printemps, ce nid a été découvert et détruit tardivement, une grande partie des femelles fondatrices sont déjà dans la nature, il nous faudra impérativement freiner l’extension de cette cochonnerie.

Et même si le Haut Bugey semble loin du val de Saône, ça peut nous arriver très vite, une femelle fondatrice dans une cagette de fruits pour vite se retrouver très loin de son nid. Et si vous pensez que les hivers parfois rudes du sud du massif jurassien vont en venir à bout, ne rêvez pas, Vespa Vellutina a été signalé à 3100m d’altitude dans l’Himalaya, à Gulmarg au Kashmir.