Conférence « Abeilles sauvages, abeilles domestiques et pollinisation »

Pour tous les apiculteurs et passionnés d’entomologie, dans le cadre de la programmation « Secrets d’Abeilles » d’Altec, rendez vous à Saint Germain de Joux les 26 et 27 avril.

Vendredi 26 avril à 19h, conférence de Bernard VAISSIERE, spécialiste des abeilles et de la pollinisation à L’INRA d’Avignon.

Bernard Vaissière dans un extrait du documentaire « Le mystère de la disparition des Abeilles »

Samedi 27 avril de 14 à 16 h, sortie à la découverte des abeilles domestiques, (ruche vitrée) et sauvages, des fleurs nectarifères, des autres sociétés d’insectes, et présentation de quelques animations FRAPNA.

Salle des fêtes de Saint Germain de Joux, entrée gratuite.

Saint Germain de Joux

Secrets d’abeilles, expos et programmations dans l’Ain, d’avril à juillet 2013

        Tout le printemps 2013, d’avril à juillet, autour de l’exposition interactive « Secrets d’abeilles », au technopole Alimentec à Bourg en Bresse, toute une programmation départementale qui ne manque pas de piquant!

secrets d'abeilles affiche

Vous trouverez tous les détails de ces nombreuses manifestations sur le lien suivant:  

Secrets d’Abeilles plaquette  

(un peu de patience, il y en a 8 pages et c’est un peu long à télécharger)

Et toute la programmation ici:

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Ciné débat « Des Abeilles et des Hommes » le 28 mars à Oyonnax, au centre culturel Aragon

Jeudi 28 mars 2013

Centre Culturel Aragon à Oyonnax

Soirée Ciné- Débat autour du film

Des Abeilles et des Hommes

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Ciné-Débat Animé par Yves Bomboy, Président de la Section Apicole du Haut Bugey et Olivier Rousset, Apiculteur à Peyriat.

Accueil à partir de 20 h
  – Dégustation : Hydromel, miel de pays et pain d’épices.
     Proposée par Olivier Rousset, Brin de paille. (point de vente directe de produits fermiers et locaux à Arbent)

  – Exposition : panneaux présentant l’abeille et l’apiculture, le miel et les produits dérivés, les bienfaits sur l’environnement.

  -Découverte de la vie des abeilles avec leur reine à travers une ruche pédagogique vitrée.

– Projection : Des abeilles et des hommes
     Documentaire autrichien, allemand de Markus Imhoof, avec la voix de Charles Berling
     Tarif unique 4,50€ €

     Entre 50 et 90% des abeilles ont disparu depuis quinze ans. Cette épidémie, d’une violence et d’une ampleur phénoménale, est en train de se propager de ruche en ruche sur toute la planète.
Partout, le même scénario : par milliards, les abeilles quittent leurs ruches pour ne plus y revenir.
Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible.

    Arrivée sur Terre 60 millions d’années avant l’homme, l’Apis mellifera (l’abeille à miel) est aussi indispensable à notre économie qu’à notre survie.
    Aujourd’hui, nous avons tous de quoi être préoccupés : 80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, pas de pollinisation, donc pratiquement plus de fruits, ni légumes.

    Il y a soixante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l’homme :
« Si l’abeille disparaissait du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre. »

La bande annonce du film, en version française:

Plan de developpement durable de l’apiculture

Le 8 février, en visite chez un couple d’apiculteurs de la Sarthe, le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, a dévoilé les grandes lignes de ce « plan pour le développement durable de l’apiculture » destiné à « faire de la France l’un des grands pays apicoles de l’Union européenne ».

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Lien vers l’article sur ce plan, sur le site du Ministère de l’Agriculture

Sur le lien suivant, vous pouvez téléchargent la totalité du Plan de Développement Durable de l’Apiculture en PDF

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L’apiculture en 1720

Une petite merveille dénichée sur internet, le Traité des Abeilles, écrit en 1720 par Mr de la Ferrière.

Ce livre est consultable dans les ouvrages anciens numérisés par Google.
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Quelques perles trouvées dans cet ouvrage, sur la différence entre les mâles et les femelles, (j’ai recopié comme dans le livre, avec l’orthographe de l’époque, il y a juste la lettre « s » que j’ai modifiée, elle s’écrivait autrefois « f » sans la barre centrale, mais je ne l’ai pas trouvée sur mon clavier):

« Les sentimens sont partagez touchant la génération des Mouches à miel ; les uns veulent que parmi elles ils y aïent mâles & femelles ; les autres qu’il n’y ait ni l’un ni l’autre ; les autres (comme Virgile) qu’elles font leur petits de fleurs, c’est-à-dire, de cette matiere onctueuse de différente couleur qu’elles apportent à leurs pattes.

Ceux qui disent que parmi les Abeilles il y a des mâles & des femelles, veulent que les femelles pondent dans chaque alveole ou ces petits trous des raïons, un petit œuf de la grosseur d’un grain de moutarde, qui croissant par la vertu d’une chaleur humide & suante qui regne dans la ruche, par le mouvement échauffé de toutes les mouches qui les couvent , forme ce qu’on appelle couvin ou jeune Mouche ; ils ajoûtent à ce sujet  que l’occupation des femelles consiste à pondre , & à couver leurs œufs , bâtir les raïons & cuire le miel par la chaleur qu’elles excitent : ainsi selon eux , ces sages ménageres sont occupées au dedans de la maison , & ne sortent pas ; pour les mâles qui sont plus vigoureux , leur ouvrage est d’aller aux champs chercher le miel & la cire , de nettoïer la ruche , en emportant dehors les Mouches mortes & les autres immondices , de garder l’entrée de leurs ruches contre l’insulte des Mouches étrangeres & des autres insectes…………. »

Il y en a d’autres encore, l’explication que la « semence des abeilles » qui donne naissance à leur petits est « cette farine colorée qu’elles ramassent sur les fleurs et qu’elles apportent à la ruche accrochée à leur pattes » n’est pas mal non plus.

Vous pouvez lire l’intégralité de cet ouvrage sur le lien suivant:   Traité des abeilles MDL Ferrière 1720

L’ouvrage original se trouve aux USA, à l’Université du Wisconsin qui possède une bibliothèque apicole nommée Dr. Charles C. Miller Memorial Apicultural Library , ou Miller Bee Collection.
Charles C. Miller (1931-1920) a d’abord été médecin, profession qu’il a abandonnée pour élever des abeilles et écrire sur l’apiculture. Pendant de nombreuses années, il a également été chroniqueur pour l’ Américan Bee Journal. Il a constitué au cours de sa vie une très importante collection d’ouvrages sur l’apiculture, collection qu’il a ensuite donnée à l’Université du Wisconsin qui a baptisé en son nom sa bibliothèque apicole.

Plus de 2.000 livres rares et historiques, revues, manuscrits  et de documents appartenant à la Bibliothèque Miller sont conservés dans cette bibliothèque. La collection est passée ensuite à plus de 6000 monographies et volumes reliés de périodiques.

De très nombreux ouvrages sont en langue française, et il s’agit probablement de la collection la plus complète de littérature apicole en langue française en dehors du Muséum de Paris.

Je pense qu’il y a encore de belles découvertes à faire dans ces documents.

Bonne lecture.

 

 

 


 

La communication chimique chez les abeilles

La communication revêt une importance particulière chez les abeilles, elle est un facteur de cohésion et de coordination des actions du groupe. L’ absence de détection des sons, le peu de sensibilité au toucher, et la déficience de la vue dans l’obscurité de la ruche sont remplacés chez l’abeille par des émissions chimiques appelées substances sémiochimiques. Ces substances sont produites par tous les individus d’une ruche, reine, mâles, abeilles et larves.

Les substances sémiochimiques sont de trois types :
– Les Allomones, destinées à une autre espèce mais favorables à l’espèce qui l’émet.
– Les Kairomones, destinées à une autre espèce mais favorable à l’espèce qui la reçoit.
– Les Phéromones, destinées à l’espèce qui l’émet.

Attention, l’une peut devenir l’autre, la substance émise par la larve d’abeille qui doit être operculée est faite pour attirer les cirières qui vont mettre en place l’opercule, c’est une phéromone, mais en même temps elle prévient les varroas de l’imminence de la fermeture de la cellule, le moment propice pour ce parasite s’y glisser, pour le varroa c’est une kairomone.

Fécondation d'une reine

Fécondation d’une reine

Phéromones sexuelles:

Sécrétée par les glandes mandibulaires de la reine, le 9-céto-2-décènoïque joue un rôle lors du vol nuptial de la reine pour attirer les faux-bourdons, mais il doit agir en même temps qu’ un autre acide réducteur le 9-hydroxy-2-décènoïque.
Les mâles produisent eux aussi une phéromone sexuelle aérienne qui attire les reines en instance d’accouplement  vers le lieu du rassemblement des mâles. Lorsqu’une reine vierge arrive près de l’endroit du rassemblement, ce sont les phéromones de la reine qui déclenchent la course poursuite pour l’acte d’accouplement.

                                Phéromones de cohésion sociale:

Les jeunes abeilles absorbent les phéromones de la reine en la léchant.

Les jeunes abeilles absorbent les phéromones de la reine en la léchant.

L’acide 9-céto-2-décènoïque a aussi un rôle important à jouer, assurer la cohésion de la colonie, elle commande en même temps aux ouvrières de nourrir la reine, de la toiletter, de la lécher, la substance royale léchée est ensuite distribuée à toutes les ouvrières ce qui inhibe leurs ovaires. Des glandes épidermiques produisent du méthyl-4-hydroxybenzoate qui parait être bénéfique pour la cohésion de la colonie. L’absence (mort de la reine) de substances royales va déclencher chez les abeilles un réflexe d’élevage de nouvelles reines pour assurer la survie de la colonie. L’échec de l’élevage de nouvelles reines va prolonger l’absence de substance royale dans la colonie. Cette substance qui inhibait le développement des ovaire des ouvrières n’existant plus, certaines abeilles vont développer leurs ovaires et se mettre à pondre. Comme elles n’ont pas été  fécondées, elles ne vont donner naissance qu’à des mâles. On dit que la ruche est bourdonneuse, la colonie est condamnée. Les abeilles pondeuse vont  émettrent la même phéromone que la reine, l’acide 9-céto-décènoïque.

Les abeilles ont commencé un élevage royal

Les abeilles ont commencé un élevage royal

La diminution de ces substances royales, en cas de reine vieillissante , ou de très forte augmentation de population, (dans ce cas les phéromones ne sont pas produites en quantité suffisante pour être réparties entre toutes les abeilles ) va déclencher un élevage royal, qui va entrainer le départ de la vieille reine et de la moitié des abeilles, c’est l’essaimage.

Abeille battant le rappel,on voit la glande de Nasanov à l'extrémité de son abdomen

Abeille battant le rappel,
on voit la glande de Nasanov à l’extrémité de son abdomen

Les substances émises par la glande de Nasanov sont  utiles pour attirer les abeilles et faire rentrer l’essaim, (battre le rappel), et  peut-être aussi pour faire repérer la ruche par la reine lors du retour de ses vols de fécondation. Il s’agit d’un mélange de géraniol, de citral, d’acide géranique et nérolique.Les glandes de Koschevnikof situées près de l’aiguillon de la reine participeraient aussi à la cohésion de la grappe d’abeilles.

Phéromone d’alarme et d’attaque:

Les phéromones d’alarme, utilisées par les insectes sociaux, provoquent une réaction d’alerte immédiate dans la colonie, mais de courte durée.

La modification du comportement préparée par la phéromone peut être amplifiée par des gestes brusques, des odeurs corporelles ou autres ou des sons à proximité de la ruche.
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La phéromone d’alarme, la 2-heptanone CH3 CO (CH2)4 CH3, sécrétée par des glandes mandibulaires des ouvrières, met la colonie en alerte lorsqu’un intrus s’approche de la ruche, ou qu’une abeille est agressée. L’attaque est possible si des gestes brusques sont exécutés à proximité.

Cette substance cétonique peut être confondue, par l’abeille, avec d’autres subtances cétoniques, comme l’acétone de certains vernis à ongles ou la benzophénone utilisée comme fixateur de presque tout les parfums cosmétiques, d’où les risques de piqûres pour les personnes qui utilisent des vernis à ongles , ou des parfums.
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La phéromone d’attaque, l’acétate d’isoamyle (CH3)2 CH CH2 CH2 OCO CH3,  est produite par des cellules bordant la poche à venin, c’est pourquoi, si une abeille vous pique, ces glandes restant avec le dard et mises à nu continuent à émettre le signal d’attaque

Récemment, on a trouvé une nouvelle phéromone, le 4-11-eicosène-1-ol , émise par l’appareil vulnérant et qui serait aussi une phéromone d’alarme.
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En cas d’attaque, les nombreux dards restant dans les vêtements peuvent imprégner ces mêmes vêtements de phéromones qui vont déclencher une nouvelle attaque lors de la visite suivante. Il est donc conseillé de laver fréquemment les vêtements de protection. (Pour ceux qui utilisent des gants, il existe maintenant des gants de protection en latex faciles à nettoyer et à désinfecter, autre avantage, les dards ne traversent pas)

Phéromone de marquage:

A l’extrémité des pattes, existe la glande d’Arnhart qui permet également de marquer au sol des pistes à l’entrée de la ruche. La reine et les faux-bourdons possèdent aussi cette glande qui émet cette phéromone qui est appelée Epagine ETA.

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Les butineuses vont laisser sur les fleurs visitées des traces olfactives de leur passage qui vont être détectées par les autres butineuses. (Et qui vont leur signaler que la fleur est intéressante? où alors qu’elle vient d’être visitée et qu’il ne faut pas y perdre de temps? Peut être les deux, une phéromone en train de disparaitre va peut être signaler à l’abeille que la fleur est intéressante et qu’elle est pleine de nectar, n’ayant pas été visitée récemment)
La tête de l’abeille serait, d’après certains chercheurs, la source d’une trentaine de phéromones dont quelque-unes seulement ont été isolées. Chez Apis Mellifera, on dénombre 11 glandes différentes (essentiellement disposées au niveau de la tête et de l’abdomen), dont actuellement on ne connaît qu’une partie de la fonction.

L’éthil oléate:

Cette phéromone régule le comportement de butinage des jeunes abeilles. Elle est émise par les butineuses et inhibe l’évolution des jeunes abeilles en butineuses.
1) En cas de grosse miellée (et beau temps) : les butineuses sont « au champ », et donc les jeunes abeilles restées à la ruche ne sont pas exposées à l’éthyl oléate: elles évoluent plus vite en butineuses.Une colonie sait mobiliser ses forces pour profiter d’une bonne miellée.
2) En cas de mauvais temps : les butineuses sont confinées dans la ruche et diffusent de l’éthyl oléate aux jeunes abeilles : celle-ci restent plus longtemps au stade nourrice. Plus de nourrices dans la ruche, donc plus de sécrétions de gelée royale, stimulation de la ponte de la reine, augmentation de la population et déclenchement du processus  de l’essaimage. Cela recoupe l’observation faite que le mauvais temps accentue l’essaimage, de beaux exemples pendant l’année 2012.

Comment sont perçues les phéromones?

Le sens olfactif de l’abeille se situe surtout au niveau des antennes qui portent de très nombreux organes sensoriels.
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Nous avons vu que les phéromones émises par la reine jouent un rôle important dans la cohésion de la ruche et dans sa régulation. Elles sont répartie dans toute la colonie par le léchage ou les échanges de nourriture (trophallaxie) entre tous les membres de la colonie. Il est certain que les phéromones royales ne sont pas les seules, que d’autres régissent aussi la vie sociale de la colonie : il faudra encore beaucoup de temps et de recherches pour connaître tout ce qui se passe dans la colonie d’abeilles.

Conclusions inquiétantes de l’EFSA sur l’impact des pesticides sur les abeilles

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Depuis plusieurs années, de nombreuses études scientifiques ont permis d’établir que les pesticides dits « systémiques » ou « néonicotinoïdes » ont bien un impact létal sur les abeilles, qu’ils désorientent, au point que certaines ne savent plus revenir à leurs ruches.

« L’ autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a rendu mercredi des conclusions inquiétantes sur l’impact de trois types de produits sur le nectar et le pollen », a expliqué Frédéric Vincent, porte-parole de Tonio Borg, commissaire européen en charge de la Santé et des Consommateurs. Il a indiqué que cet avis avait été demandé par la Commission.

Les trois néonicotinoïdes incriminés sont la clothianidine, substance active du Poncho, l’imidaclopride (Gaucho) et le thiamethoxam (Cruiser)

La Commission européenne pourrait proposer d’interdire l’utilisation de certains pesticides après les conclusions rendues mercredi par l’autorité européenne de sécurité des aliments sur leur impact létal pour les abeilles.

Une lettre va être adressée au groupe allemand Bayer et au suisse Syngenta, qui produisent les pesticides comportant les trois néonicotinoïdes incriminés, pour leur demander de réagir à ce rapport.Les deux groupes ont jusqu’au 25 janvier pour répondre.

La Commission européenne a décidé d’inscrire le sujet à l’ordre du jour de la réunion du comité permanent de l’Union Européenne en charge de ces questions prévue le 31 janvier. « La Commission, avec les États membres, prendra les mesures qui s’imposent », a conclu le porte-parole.

Des États membres ont déjà pris des mesures au plan national. La France a ainsi retiré le 29 juillet l’autorisation de mise sur le marché (AMM) du Cruiser OSR utilisé en traitement de semence pour le colza. Reste son usage pour le maïs qui, bien que contesté, n’a pas été à ce stade définitivement banni. L’Italie et l’Allemagne interdisent l’usage des pesticides incriminés seulement pour le maïs, les Pays-Bas pour traiter les plantes qui attirent les abeilles, et la Slovénie pour toutes les plantes.

Dommage que nos abeilles ne sachent pas lire!

Dommage que nos abeilles ne sachent pas lire!

 

 

 

 

A lire aussi:
La position de l’UNAF sur France24
Sciences et Avenir/ Le Nouvel obs
Futura Environnement
Le Monde

Ciné-débat autour du film « Des abeilles et des hommes » au cinéma Le CLUB à Nantua, vendredi 23 novembre

 

Synopsis du film:

Depuis une quinzaine d’années, de nombreuses colonies d’abeilles sont décimées partout dans le monde. Les causes de cette hécatombe ne sont pas encore établies. Selon les régions du monde, ce sont entre 50 et 90% des abeilles qui ont disparu.
Cette épidémie, d’une violence et d’une ampleur faramineuse, est en train de se propager de ruche en ruche sur toute la planète. Partout, le même scénario se répète : par milliards, les abeilles quittent leurs ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible. En quelques mois, les abeilles se sont ainsi volatilisées aux Etats-Unis où les dernières estimations chiffrent à 1,5 million (sur 2,4 million de ruches au total) le nombre de colonies qui ont disparu dans 27 états. En Allemagne, selon l’association nationale des apiculteurs, le quart des colonies a été décimé avec des pertes allant jusqu’à 80% dans certains élevages. Même phénomène en Suisse, en France, en Italie, au Portugal, en Grèce, en Autriche, en Pologne, en Angleterre où le syndrome a été baptisé « phénomène Marie-Céleste », du nom du navire dont l’équipage s’était volatilisé en 1872.
Les scientifiques ont trouvé un nom à la mesure du phénomène : le « syndrome d’effondrement » ou « colony collapse disorder ». Ils ont de quoi être préoccupés : 80% des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, ni pollinisation donc pratiquement ni fruits, ni légumes. Les trois quart des cultures qui nourrissent l’humanité en dépendent. Arrivée sur Terre 60 millions d’années avant l’homme, Apis mellifera (l’abeille à miel) est aussi indispensable àson économie qu’à sa survie.
Faut-il incriminer les pesticides et les médicaments employés pour les combattre ? Les parasites tels que le varroa ? De nouveaux virus ? Le stress des voyages ? La multiplication des émissions électromagnétiques perturbant les nanoparticules de magnétite présentes dans l’abdomen des abeilles ? Il semble plutôt qu’une combinaison de tous ces agents détruise les défenses immunitaires des abeilles.
Il y a cinquante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l’homme : « Si l’abeille disparaissait du globe », avait-il prédit, « l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre. »

La bande annonce du film, en version française:

1er Congrès européen de l’apiculture, du 11 au 14 octobre à AGEN

Le nouveau Congrès de l’Apiculture, c’est dans trois semaines !



AGEN 2012, UN CONGRÈS INCONTOURNABLE.
> Consomateurs, apiculteurs, agriculteurs; Tous acteurs de notre environnement ! Le congrès de l’Apiculture d’Agen vous propose un week-end chargé en découvertes pour les curieux et les professionels : Ateliers pédagogiques : Expositions animées, Ouvertures commentées de ruches peuplées, Extraction, dégustation et vente de miels et de produits de la ruche. Exposition et concours de photos. Innovations apicoles : Les « trucs », astuces et innovations dans la pratique de l’apiculture. Et enfin, la découverte des saveurs du terroir avec le marché des producteurs de pays et la grande Soirée Gasconne du samedi soir.

LES EXPOSANTS FONT LEUR SHOW !
> Au cœur du Congrès, plus de 100 exposants feront leur salon ! Au travers d’animations, de démonstrations, d’offres spéciales, les exposants donneront à votre Congrès sa dimension commerciale. Venez découvrir les matériels des métiers de la ruche : Exposition et vente de matériel apicole par des professionels et les bonnes affaires à la brocante apicole !

CONFÉRENCES, TABLES RONDES ET SOIRÉES THÉMATIQUES.
> Chaque jour de jeudi à dimanche, le Congrès d’Agen vous proposera des conférences : La pollinisation, La sécurisation de la production de semences et de l’agriculture biologique, Le portrait des apiculteurs européens, La sélection des reines, Le cours et l’évolution du marché du miel en Europe. Des tables rondes : OGM, Produits phytosanitaires. Des soirées thématiques et films-documentaires scientifiques : Soirée Apithérapie et soirée débat sur l’avenir de l’apiculture mondiale. Venez comprendre, apprendre et échanger sur cette fascinante butineuse !

SAMEDI SOIR : GRANDE SOIRÉE GASCONNE
> Musique et convivialité ! Repas gascon, musique de bandas avec la banda Les Marcels et les rytmes endiablés du Oaï Note Orchestra, ambiance colorée et joyeuse, chants, danses, farandoles et de nombreuses autres surprises. Inscrivez-vous nombreux !

Plus d’infos sur http://www.euroapicongres.org/

Le Congrès Apicole Européen est une manifestation organisée par l’Abeille Gasconne et l’Union Nationale de l’Apiculture Française.

En collaboration avec l’European Professional Beekeepers Association et la Coordination Apicole Européenne.

 

Les Apiculteurs de l’Ain en Slovénie, berceau de l’abeille Carniolienne

Abeille Carniolienne

Abeille Carniolienne

Du 16 au 23 aout, les Apiculteurs de l’Ain sont partis en Slovénie, à la rencontre de l’abeille Carniolienne et des apiculteurs Slovènes. 24 personnes ont participé à ce voyage.

Le groupe se retrouve le jeudi 16 au petit matin à Bourg en Bresse, où nous rencontrons nos 2 chauffeurs Slovènes, Milan et Tome qui vont nous conduire tout au long de ce voyage. Traversée de l’Italie sans problème, mais dés la frontière Slovène, tous les regards scrutent la campagne pour découvrir les premières ruches Slovènes.

Toutes les photos de cet article peuvent être agrandies en cliquant dessus.
Dans cet article, les noms des apiculteurs et des musées que nous avons visités et qui sont écrits en bleu soulignés sont des liens que vous pouvez cliquer pour accéder à leurs sites web.

Arrivée à notre hôtel, à Ljubljana, nous rencontrons notre guide parlant français, Jana.

Le lendemain, après un petit déjeuner copieux, nous partons visiter le magasin de la société Medex, qui commercialise du miel et des produits de la ruche, mais est aussi un des plus importants fournisseurs de produits apithérapiques et de compléments alimentaires en Europe. Nous sommes étonnés de voir des Slovènes venir acheter du miel au détail avec leurs propres pots.

La boutique MEDEX

La boutique MEDEX

Un bel assortiment de miels

Un bel assortiment de miels

Vente du miel au détail

Vente du miel au détail

Notre prochaine visite sera à Sencur, où nous allons visiter l’entreprise familiale Logar Trade, spécialisée dans la fabrication d’équipements apicoles. Nous y sommes chaleureusement accueillis par les dirigeants, qui ensuite nous expliqueront le fonctionnement de leur matériel dans leur magasin de vente.

Après un déjeuner copieux, nous nous rendons chez les apiculteurs Jožef et Tomaž Kokl. Ils nous feront visiter leur rucher couvert et nous donneront de nombreuses explications sur les techniques de l’apiculture Slovène. Dégustations de leur produits, miel et hydromel, plus particulièrement leur miel à la betterave rouge qui a des propriétés médicinales. Avant notre départ, une des filles de Tomaž nous jouera quelques morceaux à l’accordéon pendant que la seconde offrira à tous une bougie en cire d’abeille.

Notre guide Jana traduisant les explications de Tomaz et Jozef Kokl

Notre guide Jana traduisant les explications de Tomaž et Jožef Kokl

Rucher Slovène

Rucher Slovène

 Le lendemain, nous partons visiter la ville de Bled, son superbe lac et son château. Après une traversée du lac en barque nommée « Pletna » nous allons sur l’ile Blejski Otok visiter la chapelle sainte Marie et y faire sonner la « cloche de bonne augure ». Il parait que chaque vœux formulé en sonnant trois fois la cloche se réalise. (Rendez vous à tous à la prochaine assemblée générale pour les résultats!)

Le lac de Bled

Le lac de Bled

Traversée du lac en pletna

Traversée du lac en pletna

L'intérieur de la chapelle Sainte Marie

L’intérieur de la chapelle Sainte Marie

 Nous nous rendons ensuite à Radovljica, où nous visitons le musée de l’apiculture dédié à Anton Janša, qui est considéré comme le père de l’apiculture en Slovénie.
Il a enseigné l’apiculture à Vienne, à la cour impériale d’Autriche et son don d’observation lui a permis de nombreuses découvertes apicoles. C’est lui qui a découvert le rôle des faux bourdons dans la fécondation des jeunes reines, la fécondation à l’extérieur des ruches. Il a aussi expliqué que la reine était la mère de tous les individus de la ruche, (les Slovènes parlent de « famille » d’abeilles et non pas de colonie) et que c’est la vieille reine qui quittait la ruche au moment de l’essaimage.
Ce musée de l’abeille nous montre du matériel d’apiculture ancien, Ce musée possède une étonnante collection de frontons de ruches peints, (kranjik) qui sont apparus au milieu de 18e siècle. Le plus ancien connu date de 1758.

Anton Jansa

Anton Janša

Moulin à femme

Moulin à femme

Cueillette d'un essaim

Cueillette d’un essaim

Juste à coté du musée, nous visitons ensuite le musée du pain d’épice, où une dame prépare devant nous des pains d’épices décorés, très présents dans la culture du pays

Fabrication des pains d'épice

Fabrication des pains d’épice

Assortiment de pains d'épice décorés

Assortiment de pains d’épice décorés

Nous rentrons ensuite à Ljubljana où Jana, notre guide, va nous emmener faire une balade de découverte de celle belle ville

Ljubljana

Ljubljana

Ljubljana

Ljubljana

la rivière Ljubljanica qui traverse la ville

Le dimanche matin nous quittons la ville de Ljubjana pour nous rendre en basse Styrie, à l’est du pays. Cette région verte et vallonnée est particulièrement connue pour ses vins.
En route nous rencontrerons l’apiculteur Marko Cesar qui nous fera gouter son vin de miel pétillant, son miel et différents produits de ses ruches. Marko exploite des ruches traditionnelles Slovènes de type Alberti Znidaršič,ou ruches« AZ », qui sont installées sur des remorques de transhumance, mais aussi des ruches Langstroth. L’accueil de notre groupe par Marko et sa famille fut particulièrement chaleureux, Marko est aussi un virtuose de l’accordéon et la visite se termina en bal improvisé. Lors de cette visite, nous avons auusi rencontré Jasna, de l’agence Aritour, et qui a organisé pour nous ce voyage, avec beaucoup de patience et de gentillesse.

Marko Cesar et sa famille, avec notre guide Jana au centre et Jasna à droite qui a organisé notre voyage

Marko Cesar et sa famille, avec notre guide Jana au centre et Jasna à droite qui a organisé notre voyage

Ruches "AZ" sur leur remorque de transhumance

Ruches « AZ » sur leur remorque de transhumance

Ruches Langstroth

Ruches Langstroth

Bal improvisé

Bal improvisé

Nous partons ensuite vers la ville de Ptuj, où nous allons déjeuner. Ensuite petite promenade dans cette ville musée, avant d’aller visiter le château et sa surprenante collection de costumes de « Kurent », l’une des figures les plus folkloriques du carnaval de Ptuj.

Panorama de Ptuj et la rivière Drava

Panorama de Ptuj et la rivière Drava

Hôtel de ville de Ptuj

Hôtel de ville de Ptuj

Nous repartons vers la station thermale de Mala Nedelja où se trouve notre hôtel.Nous profiterons dés le soir des nombreuses piscines et spas de l’établissement. Le lendemain matin, repos, piscine et farniente pour tous. En fin de matinée nous prenons le chemin vers les collines de Ljutomer pour suivre la route des vins Jeruzalem.

Les collines viticoles de Jeruzalem

Les collines viticoles de Jeruzalem

Crécelle éolienne pour effaroucher les oiseaux dans les vignes

Crécelle éolienne pour effaroucher les oiseaux dans les vignes

Nous déjeunons chez un viticulteur qui nous fait déguster plusieurs de ses vins renommés. Retour à Mala Nedelja pour un dernier plongeon dans la piscine.
Le lendemain nous repartons vers la capitale Ljubljana.
En route, arrêt au musée en plein air de Verzej où sont exposés plusieurs ruchers traditionnels Slovènes très anciens restaurés.

Rucher ancien

Rucher du 19eme siècle

rucher traditionnel Slovène

rucher traditionnel Slovène

Nous retrouvons au musée l’apiculteur Jožef Kokl qui est venu dans la région visiter un de ses ruchers transhumant, et qui nous propose de nous montrer ce rucher.

Rucher transhumant de Jožef Kokl

Rucher transhumant de Josef Kokl

Intérieur de la remorque de transhumance

Intérieur de la remorque de transhumance

Un ingénieux système de transhumance, il suffit de poser la remorque sur ses pieds rétractables et de repartir avec le camion. L’espace dans la remorque permet d’extraire le miel sur place et de remettre immédiatement les cadres dans les ruches. Nous voyons aussi une ruche témoin montée sur une balance électronique, alimentée par des capteurs photovoltaïques. La récolte est mesurée en temps réel. Nous sommes malheureusement attaqués par des escadrilles de taons et de moustiques et nous devons battre en retraite, les abeilles carnioliennes sont bien plus sympathiques. Nous partons ensuite rencontrer l’apiculteur Karl Vogrinčič, qui a construit un rucher « thérapeutique », où on peut respirer l’air intérieur d’une ruche pour soigner les maladies pulmonaires. On peut aussi se reposer sur une couchette installée sur les ruches, effet relaxant garanti parait-il.

rucher thérapeutique de Karl Vogrinčič

rucher thérapeutique de Karl Vogrinčič

Nous retrouvons chez Karl Vogrinčič, Ciril Arih, fondateur de l’agence Aritour, qui a organisé notre voyage, et sa fille Tanja, directrice de l’agence.

Ciril Arih et Karl

Ciril Arih et Karl Vogrinčič

Après avoir gouté quelques unes des productions de Karl Vogrinčič, nous partons vers le siège de l’Association des Apiculteurs Slovènes, où nous allons déjeuner. Nous sommes ensuite reçus par Franc Šivic, vice président de l’Association des Apiculteurs Slovènes qui nous parlera de l’organisation de l’apiculture en Slovénie.

Le siège de l'association des apiculteurs Slovènes

Le siège de l’association des apiculteurs Slovènes

Franck Civic, vice président de l'association des apiculteurs Slovènes

Franc Šivic, vice président de l’association des apiculteurs Slovènes

Le lendemain nous partons visiter la grotte de Postojna. Cette grotte est un réseau de 20 kilomètres de galeries riches en concrétions, stalagmites et stalagtites, et qui est visitée depuis 185 ans; plus de 30 millions de visiteurs ont déjà visité cette grotte. On trouve dans cette grotte le Protée Anguillard,
qui est un amphibien comme les tritons et les salamandres. Il s’agit d’ un animal cavernicole que l’on trouve principalement dans les grottes karstiques des Alpes dinariques.


Nous nous rendons ensuite à l’entreprise apicole Bosnar qui conditionne et commercialise le miel et les produits de la ruche des apiculteurs de la région. Après cette dernière visite de notre voyage, nous retournons à Ljubljana, où nous allons diner et assister à une soirée Slovène dans un restaurant typique.

Soirée Slovène

Soirée Slovène

Danses folkloriques

Danses folkloriques

Le lendemain, nous rentrons vers la France, avec un peu de nostalgie après une si belle semaine