Une série de belles émissions sur les abeilles, sur France Inter, dans l’émission « Sur les épaules de Darwin », de Jean Claude Ameisen

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« Elles sont l’âme de l’été, l’horloge des minutes d’abondance, l’aile diligente des parfums qui s’élancent, le murmure des clartés qui tressaillent, le chant de l’atmosphère qui s’étire et se repose. Et leur vol est le signe visible, la note musicale des petites joies innombrables qui naissent de la chaleur et vivent dans la lumière.
À qui les a connues, à qui les a aimées, un été sans abeilles semble aussi malheureux et aussi imparfait que s’il était sans oiseaux et sans fleurs. »

                                  Maurice Maeterlinck. La vie des abeilles.

Pour ceux qui ont raté ces émissions, vous pouvez les réécouter sur le site de France Inter, en cliquant sur les liens suivants:

41ème Congrès de la FNOSAD, à Aix les Bains, du 10 au 14 octobre 2013

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Le programme du congrès:

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Lien vers le site du congrès

 

Et pour les participants au voyage en Slovénie 2012, nos amis Slovènes de l’agence Apiroutes, organisateurs de notre voyage de l’an passé, seront présents au congrès de la Fnosad et seront heureux de vous accueillir sur leur stand.

(Pour parler d’un nouveau voyage peut être?)

« Secrets d’abeilles », programme détaillé des 26 et 27 avril à Saint Germain de Joux

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Conférence « Abeilles sauvages, abeilles domestiques et pollinisation »

Pour tous les apiculteurs et passionnés d’entomologie, dans le cadre de la programmation « Secrets d’Abeilles » d’Altec, rendez vous à Saint Germain de Joux les 26 et 27 avril.

Vendredi 26 avril à 19h, conférence de Bernard VAISSIERE, spécialiste des abeilles et de la pollinisation à L’INRA d’Avignon.

Bernard Vaissière dans un extrait du documentaire « Le mystère de la disparition des Abeilles »

Samedi 27 avril de 14 à 16 h, sortie à la découverte des abeilles domestiques, (ruche vitrée) et sauvages, des fleurs nectarifères, des autres sociétés d’insectes, et présentation de quelques animations FRAPNA.

Salle des fêtes de Saint Germain de Joux, entrée gratuite.

Saint Germain de Joux

Secrets d’abeilles, expos et programmations dans l’Ain, d’avril à juillet 2013

        Tout le printemps 2013, d’avril à juillet, autour de l’exposition interactive « Secrets d’abeilles », au technopole Alimentec à Bourg en Bresse, toute une programmation départementale qui ne manque pas de piquant!

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Vous trouverez tous les détails de ces nombreuses manifestations sur le lien suivant:  

Secrets d’Abeilles plaquette  

(un peu de patience, il y en a 8 pages et c’est un peu long à télécharger)

Et toute la programmation ici:

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Ciné débat « Des Abeilles et des Hommes » le 28 mars à Oyonnax, au centre culturel Aragon

Jeudi 28 mars 2013

Centre Culturel Aragon à Oyonnax

Soirée Ciné- Débat autour du film

Des Abeilles et des Hommes

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Ciné-Débat Animé par Yves Bomboy, Président de la Section Apicole du Haut Bugey et Olivier Rousset, Apiculteur à Peyriat.

Accueil à partir de 20 h
  – Dégustation : Hydromel, miel de pays et pain d’épices.
     Proposée par Olivier Rousset, Brin de paille. (point de vente directe de produits fermiers et locaux à Arbent)

  – Exposition : panneaux présentant l’abeille et l’apiculture, le miel et les produits dérivés, les bienfaits sur l’environnement.

  -Découverte de la vie des abeilles avec leur reine à travers une ruche pédagogique vitrée.

– Projection : Des abeilles et des hommes
     Documentaire autrichien, allemand de Markus Imhoof, avec la voix de Charles Berling
     Tarif unique 4,50€ €

     Entre 50 et 90% des abeilles ont disparu depuis quinze ans. Cette épidémie, d’une violence et d’une ampleur phénoménale, est en train de se propager de ruche en ruche sur toute la planète.
Partout, le même scénario : par milliards, les abeilles quittent leurs ruches pour ne plus y revenir.
Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible.

    Arrivée sur Terre 60 millions d’années avant l’homme, l’Apis mellifera (l’abeille à miel) est aussi indispensable à notre économie qu’à notre survie.
    Aujourd’hui, nous avons tous de quoi être préoccupés : 80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, pas de pollinisation, donc pratiquement plus de fruits, ni légumes.

    Il y a soixante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l’homme :
« Si l’abeille disparaissait du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre. »

La bande annonce du film, en version française:

Plan de developpement durable de l’apiculture

Le 8 février, en visite chez un couple d’apiculteurs de la Sarthe, le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, a dévoilé les grandes lignes de ce « plan pour le développement durable de l’apiculture » destiné à « faire de la France l’un des grands pays apicoles de l’Union européenne ».

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Lien vers l’article sur ce plan, sur le site du Ministère de l’Agriculture

Sur le lien suivant, vous pouvez téléchargent la totalité du Plan de Développement Durable de l’Apiculture en PDF

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L’apiculture en 1720

Une petite merveille dénichée sur internet, le Traité des Abeilles, écrit en 1720 par Mr de la Ferrière.

Ce livre est consultable dans les ouvrages anciens numérisés par Google.
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Quelques perles trouvées dans cet ouvrage, sur la différence entre les mâles et les femelles, (j’ai recopié comme dans le livre, avec l’orthographe de l’époque, il y a juste la lettre « s » que j’ai modifiée, elle s’écrivait autrefois « f » sans la barre centrale, mais je ne l’ai pas trouvée sur mon clavier):

« Les sentimens sont partagez touchant la génération des Mouches à miel ; les uns veulent que parmi elles ils y aïent mâles & femelles ; les autres qu’il n’y ait ni l’un ni l’autre ; les autres (comme Virgile) qu’elles font leur petits de fleurs, c’est-à-dire, de cette matiere onctueuse de différente couleur qu’elles apportent à leurs pattes.

Ceux qui disent que parmi les Abeilles il y a des mâles & des femelles, veulent que les femelles pondent dans chaque alveole ou ces petits trous des raïons, un petit œuf de la grosseur d’un grain de moutarde, qui croissant par la vertu d’une chaleur humide & suante qui regne dans la ruche, par le mouvement échauffé de toutes les mouches qui les couvent , forme ce qu’on appelle couvin ou jeune Mouche ; ils ajoûtent à ce sujet  que l’occupation des femelles consiste à pondre , & à couver leurs œufs , bâtir les raïons & cuire le miel par la chaleur qu’elles excitent : ainsi selon eux , ces sages ménageres sont occupées au dedans de la maison , & ne sortent pas ; pour les mâles qui sont plus vigoureux , leur ouvrage est d’aller aux champs chercher le miel & la cire , de nettoïer la ruche , en emportant dehors les Mouches mortes & les autres immondices , de garder l’entrée de leurs ruches contre l’insulte des Mouches étrangeres & des autres insectes…………. »

Il y en a d’autres encore, l’explication que la « semence des abeilles » qui donne naissance à leur petits est « cette farine colorée qu’elles ramassent sur les fleurs et qu’elles apportent à la ruche accrochée à leur pattes » n’est pas mal non plus.

Vous pouvez lire l’intégralité de cet ouvrage sur le lien suivant:   Traité des abeilles MDL Ferrière 1720

L’ouvrage original se trouve aux USA, à l’Université du Wisconsin qui possède une bibliothèque apicole nommée Dr. Charles C. Miller Memorial Apicultural Library , ou Miller Bee Collection.
Charles C. Miller (1931-1920) a d’abord été médecin, profession qu’il a abandonnée pour élever des abeilles et écrire sur l’apiculture. Pendant de nombreuses années, il a également été chroniqueur pour l’ Américan Bee Journal. Il a constitué au cours de sa vie une très importante collection d’ouvrages sur l’apiculture, collection qu’il a ensuite donnée à l’Université du Wisconsin qui a baptisé en son nom sa bibliothèque apicole.

Plus de 2.000 livres rares et historiques, revues, manuscrits  et de documents appartenant à la Bibliothèque Miller sont conservés dans cette bibliothèque. La collection est passée ensuite à plus de 6000 monographies et volumes reliés de périodiques.

De très nombreux ouvrages sont en langue française, et il s’agit probablement de la collection la plus complète de littérature apicole en langue française en dehors du Muséum de Paris.

Je pense qu’il y a encore de belles découvertes à faire dans ces documents.

Bonne lecture.

 

 

 


 

La communication chimique chez les abeilles

La communication revêt une importance particulière chez les abeilles, elle est un facteur de cohésion et de coordination des actions du groupe. L’ absence de détection des sons, le peu de sensibilité au toucher, et la déficience de la vue dans l’obscurité de la ruche sont remplacés chez l’abeille par des émissions chimiques appelées substances sémiochimiques. Ces substances sont produites par tous les individus d’une ruche, reine, mâles, abeilles et larves.

Les substances sémiochimiques sont de trois types :
– Les Allomones, destinées à une autre espèce mais favorables à l’espèce qui l’émet.
– Les Kairomones, destinées à une autre espèce mais favorable à l’espèce qui la reçoit.
– Les Phéromones, destinées à l’espèce qui l’émet.

Attention, l’une peut devenir l’autre, la substance émise par la larve d’abeille qui doit être operculée est faite pour attirer les cirières qui vont mettre en place l’opercule, c’est une phéromone, mais en même temps elle prévient les varroas de l’imminence de la fermeture de la cellule, le moment propice pour ce parasite s’y glisser, pour le varroa c’est une kairomone.

Fécondation d'une reine
Fécondation d’une reine

Phéromones sexuelles:

Sécrétée par les glandes mandibulaires de la reine, le 9-céto-2-décènoïque joue un rôle lors du vol nuptial de la reine pour attirer les faux-bourdons, mais il doit agir en même temps qu’ un autre acide réducteur le 9-hydroxy-2-décènoïque.
Les mâles produisent eux aussi une phéromone sexuelle aérienne qui attire les reines en instance d’accouplement  vers le lieu du rassemblement des mâles. Lorsqu’une reine vierge arrive près de l’endroit du rassemblement, ce sont les phéromones de la reine qui déclenchent la course poursuite pour l’acte d’accouplement.

                                Phéromones de cohésion sociale:

Les jeunes abeilles absorbent les phéromones de la reine en la léchant.
Les jeunes abeilles absorbent les phéromones de la reine en la léchant.

L’acide 9-céto-2-décènoïque a aussi un rôle important à jouer, assurer la cohésion de la colonie, elle commande en même temps aux ouvrières de nourrir la reine, de la toiletter, de la lécher, la substance royale léchée est ensuite distribuée à toutes les ouvrières ce qui inhibe leurs ovaires. Des glandes épidermiques produisent du méthyl-4-hydroxybenzoate qui parait être bénéfique pour la cohésion de la colonie. L’absence (mort de la reine) de substances royales va déclencher chez les abeilles un réflexe d’élevage de nouvelles reines pour assurer la survie de la colonie. L’échec de l’élevage de nouvelles reines va prolonger l’absence de substance royale dans la colonie. Cette substance qui inhibait le développement des ovaire des ouvrières n’existant plus, certaines abeilles vont développer leurs ovaires et se mettre à pondre. Comme elles n’ont pas été  fécondées, elles ne vont donner naissance qu’à des mâles. On dit que la ruche est bourdonneuse, la colonie est condamnée. Les abeilles pondeuse vont  émettrent la même phéromone que la reine, l’acide 9-céto-décènoïque.

Les abeilles ont commencé un élevage royal
Les abeilles ont commencé un élevage royal

La diminution de ces substances royales, en cas de reine vieillissante , ou de très forte augmentation de population, (dans ce cas les phéromones ne sont pas produites en quantité suffisante pour être réparties entre toutes les abeilles ) va déclencher un élevage royal, qui va entrainer le départ de la vieille reine et de la moitié des abeilles, c’est l’essaimage.

Abeille battant le rappel,on voit la glande de Nasanov à l'extrémité de son abdomen
Abeille battant le rappel,
on voit la glande de Nasanov à l’extrémité de son abdomen

Les substances émises par la glande de Nasanov sont  utiles pour attirer les abeilles et faire rentrer l’essaim, (battre le rappel), et  peut-être aussi pour faire repérer la ruche par la reine lors du retour de ses vols de fécondation. Il s’agit d’un mélange de géraniol, de citral, d’acide géranique et nérolique.Les glandes de Koschevnikof situées près de l’aiguillon de la reine participeraient aussi à la cohésion de la grappe d’abeilles.

Phéromone d’alarme et d’attaque:

Les phéromones d’alarme, utilisées par les insectes sociaux, provoquent une réaction d’alerte immédiate dans la colonie, mais de courte durée.

La modification du comportement préparée par la phéromone peut être amplifiée par des gestes brusques, des odeurs corporelles ou autres ou des sons à proximité de la ruche.
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La phéromone d’alarme, la 2-heptanone CH3 CO (CH2)4 CH3, sécrétée par des glandes mandibulaires des ouvrières, met la colonie en alerte lorsqu’un intrus s’approche de la ruche, ou qu’une abeille est agressée. L’attaque est possible si des gestes brusques sont exécutés à proximité.

Cette substance cétonique peut être confondue, par l’abeille, avec d’autres subtances cétoniques, comme l’acétone de certains vernis à ongles ou la benzophénone utilisée comme fixateur de presque tout les parfums cosmétiques, d’où les risques de piqûres pour les personnes qui utilisent des vernis à ongles , ou des parfums.
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La phéromone d’attaque, l’acétate d’isoamyle (CH3)2 CH CH2 CH2 OCO CH3,  est produite par des cellules bordant la poche à venin, c’est pourquoi, si une abeille vous pique, ces glandes restant avec le dard et mises à nu continuent à émettre le signal d’attaque

Récemment, on a trouvé une nouvelle phéromone, le 4-11-eicosène-1-ol , émise par l’appareil vulnérant et qui serait aussi une phéromone d’alarme.
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En cas d’attaque, les nombreux dards restant dans les vêtements peuvent imprégner ces mêmes vêtements de phéromones qui vont déclencher une nouvelle attaque lors de la visite suivante. Il est donc conseillé de laver fréquemment les vêtements de protection. (Pour ceux qui utilisent des gants, il existe maintenant des gants de protection en latex faciles à nettoyer et à désinfecter, autre avantage, les dards ne traversent pas)

Phéromone de marquage:

A l’extrémité des pattes, existe la glande d’Arnhart qui permet également de marquer au sol des pistes à l’entrée de la ruche. La reine et les faux-bourdons possèdent aussi cette glande qui émet cette phéromone qui est appelée Epagine ETA.

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Les butineuses vont laisser sur les fleurs visitées des traces olfactives de leur passage qui vont être détectées par les autres butineuses. (Et qui vont leur signaler que la fleur est intéressante? où alors qu’elle vient d’être visitée et qu’il ne faut pas y perdre de temps? Peut être les deux, une phéromone en train de disparaitre va peut être signaler à l’abeille que la fleur est intéressante et qu’elle est pleine de nectar, n’ayant pas été visitée récemment)
La tête de l’abeille serait, d’après certains chercheurs, la source d’une trentaine de phéromones dont quelque-unes seulement ont été isolées. Chez Apis Mellifera, on dénombre 11 glandes différentes (essentiellement disposées au niveau de la tête et de l’abdomen), dont actuellement on ne connaît qu’une partie de la fonction.

L’éthil oléate:

Cette phéromone régule le comportement de butinage des jeunes abeilles. Elle est émise par les butineuses et inhibe l’évolution des jeunes abeilles en butineuses.
1) En cas de grosse miellée (et beau temps) : les butineuses sont « au champ », et donc les jeunes abeilles restées à la ruche ne sont pas exposées à l’éthyl oléate: elles évoluent plus vite en butineuses.Une colonie sait mobiliser ses forces pour profiter d’une bonne miellée.
2) En cas de mauvais temps : les butineuses sont confinées dans la ruche et diffusent de l’éthyl oléate aux jeunes abeilles : celle-ci restent plus longtemps au stade nourrice. Plus de nourrices dans la ruche, donc plus de sécrétions de gelée royale, stimulation de la ponte de la reine, augmentation de la population et déclenchement du processus  de l’essaimage. Cela recoupe l’observation faite que le mauvais temps accentue l’essaimage, de beaux exemples pendant l’année 2012.

Comment sont perçues les phéromones?

Le sens olfactif de l’abeille se situe surtout au niveau des antennes qui portent de très nombreux organes sensoriels.
Trophallaxie
Nous avons vu que les phéromones émises par la reine jouent un rôle important dans la cohésion de la ruche et dans sa régulation. Elles sont répartie dans toute la colonie par le léchage ou les échanges de nourriture (trophallaxie) entre tous les membres de la colonie. Il est certain que les phéromones royales ne sont pas les seules, que d’autres régissent aussi la vie sociale de la colonie : il faudra encore beaucoup de temps et de recherches pour connaître tout ce qui se passe dans la colonie d’abeilles.

Conclusions inquiétantes de l’EFSA sur l’impact des pesticides sur les abeilles

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Depuis plusieurs années, de nombreuses études scientifiques ont permis d’établir que les pesticides dits « systémiques » ou « néonicotinoïdes » ont bien un impact létal sur les abeilles, qu’ils désorientent, au point que certaines ne savent plus revenir à leurs ruches.

« L’ autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a rendu mercredi des conclusions inquiétantes sur l’impact de trois types de produits sur le nectar et le pollen », a expliqué Frédéric Vincent, porte-parole de Tonio Borg, commissaire européen en charge de la Santé et des Consommateurs. Il a indiqué que cet avis avait été demandé par la Commission.

Les trois néonicotinoïdes incriminés sont la clothianidine, substance active du Poncho, l’imidaclopride (Gaucho) et le thiamethoxam (Cruiser)

La Commission européenne pourrait proposer d’interdire l’utilisation de certains pesticides après les conclusions rendues mercredi par l’autorité européenne de sécurité des aliments sur leur impact létal pour les abeilles.

Une lettre va être adressée au groupe allemand Bayer et au suisse Syngenta, qui produisent les pesticides comportant les trois néonicotinoïdes incriminés, pour leur demander de réagir à ce rapport.Les deux groupes ont jusqu’au 25 janvier pour répondre.

La Commission européenne a décidé d’inscrire le sujet à l’ordre du jour de la réunion du comité permanent de l’Union Européenne en charge de ces questions prévue le 31 janvier. « La Commission, avec les États membres, prendra les mesures qui s’imposent », a conclu le porte-parole.

Des États membres ont déjà pris des mesures au plan national. La France a ainsi retiré le 29 juillet l’autorisation de mise sur le marché (AMM) du Cruiser OSR utilisé en traitement de semence pour le colza. Reste son usage pour le maïs qui, bien que contesté, n’a pas été à ce stade définitivement banni. L’Italie et l’Allemagne interdisent l’usage des pesticides incriminés seulement pour le maïs, les Pays-Bas pour traiter les plantes qui attirent les abeilles, et la Slovénie pour toutes les plantes.

Dommage que nos abeilles ne sachent pas lire!
Dommage que nos abeilles ne sachent pas lire!

 

 

 

 

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